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« J’ai du glyphosate dans mes urines, et toi ? », partie de l’Ariège, la campagne s’étend en France

L'analyse d'urine permet à chacun de connaitre son taux de glyphosate / © AFP
L'analyse d'urine permet à chacun de connaitre son taux de glyphosate / © AFP

Lancée par le collectif de citoyennes et citoyens Ariégeois, la campagne prend aujourd’hui une ampleur nationale.
Chaque personne peut tester ses urines afin de connaître son taux de glyphosate.
 

Par Corinne Carrière

Les tests d'urines pour mesurer le taux de glyphosate se multiplient


Aujourd’hui, selon Martine Schutz-Samson, membre du collectif et à l’origine de la campagne, 3525 personnes ont été analysées en France depuis juin 2018 et 30% de ces personnes habitent en Occitanie.

En France, 71 départements ont rejoint la campagne et 48 de ces départements ont commencé les tests.
En Occitanie, les tests ont été réalisés dans plusieurs départements :
  • La Haute Garonne
  • LeLot
  • Le Tarn et Garonne
  • L’Aveyron
  • L’Ariège
  • Les Hautes-Pyrénées
  • Pyrénées Orientales
  • le Gard
  • l’Hérault
  • l’Aude
Le Gers devrait prochainement  lancer sa campagne. La dernière campagne a eu lieu mardi 28 mai à Toulouse où 200 personnes ont fait le test dont un bébé de 6 mois. La prochaine campagne se déroulera à Toulouse après l’été.

Selon l’association," dans 100% des cas, le résultat est sans appel : les taux de glyphosate retrouvés dans les urines sont supérieurs au seuil de détectabilité. La moyenne nationale du taux de glyphosate retrouvé sur les  3525 personnes prélevées est de 1,08ng/ml d’urine. Certaines personnes ont même un taux équivalent à 4 ng/ml d’urine''.
 
 
Après l'analyse de ses urines, Martin découvre qu'il a 3,14 ng/ml d'urine, un taux 31 fois la dose autorisée. Il a déposé plainte. / © AFP-Eric Cabanis
Après l'analyse de ses urines, Martin découvre qu'il a 3,14 ng/ml d'urine, un taux 31 fois la dose autorisée. Il a déposé plainte. / © AFP-Eric Cabanis
 

3297 plaintes vont être déposées


Un constat édifiant pour l’association « Campagne glyphosate » qui incite et accompagne ces personnes à porter plainte contre X.
Dans sa ligne de mire, les industriels qui commercialisent le glyphosate, les pouvoirs publics, l’Europe mais aussi les responsables des autorités de santé.
Des plaintes déposées pour « Empoisonnement  et Tromperie »; selon  Pascal Barbier, membre de l’association, « toutes les personnes prélevées sont contaminées au glyphosate, il n’y a jamais eu de tests négatifs, c’est un fait grave et il est urgent  que les pouvoirs publics interviennent et légifèrent ».

Au niveau national, 3297 personnes vont porter plaintes. Des plaintes qui s’ajoutent à d’autres déjà déposées en Occitanie et sur l’ensemble du territoire.
Toujours selon les membres du collectif, « c’est la plus grande cohorte mondiale ».

 

Des plaintes couplées à une étude scientifique


Pour faire davantage pression sur les pouvoirs publics, l’association « Campagne glyphosate» a fondé un comité de recherche national.
Il est composé de bénévoles issus du monde scientifique : biologistes, toxicologue, statisticiens, géographes, médecins généralistes, étudiants en médecine, sociologues, anthropologues.
Le comité récolte pour chaque personne analysée des données sur leur alimentation, leur environnement, leur habitat…Des données statistiques établies pour montrer qu'il existe une corrélation entre leur contamination au glyphosate et leur mode de vie.
Pour la coordinatrice du groupe, Françoise Guillemaut, enseignante  à l’Université Jean-Jaurès, « Grâce à ces études, on sera capable de poser des questions objectives et très précises aux autorités, on donne ici un regard scientifique consolidé sur les résultats d’analyses ». Ces données sont en cours depuis le début des prélèvements et les résultats ne sont pas encore connus.



 

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