L'Occitanie est la région la plus chaude de France d'après un rapport de l'Insee

© MaxPPP / Julio PELAEZ
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Un habitant sur deux de la région Occitanie sera potentiellement exposé à de fortes chaleurs à répétition dans les prochaines années selon une étude de l'Insee. Et certains sont plus vulnérables que d'autres, dans la région la plus chaude de France.

Par Karen Cassuto

La région Occitanie est la plus chaude de France. L'Insee publie un rapport ce jeudi 6 février, concernant les conséquences du réchauffement climatique au sein de la région. "Un habitant sur deux potentiellement exposé à de fortes chaleurs à répétition dans les prochaines années", s'inquiète l'Institut national de la statistique et des études économiques. Concrètement, depuis 1960 la région subit une hausse des températures de 1,5°C. Cette hausse pourrait monter à 2°C d'ici à 2050. 

L'épisode caniculaire de 2003 deviendra une normalité, précise l'Insee lors d'une conférence de presse. Les épisodes de fortes chaleurs vont se multiplier sur l'ensemble de la région.

D'ores et déjà, l'été 2019 est placé au 3e rang des étés les plus chauds que la région ait connu.

Les personnes les plus touchées

L'Insee remarque que les populations les plus vulnérables sont les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes pauvres. Au total, 58% des jeunes enfants résident actuellement dans une zone où les épisodes de fortes chaleurs deviendront très fréquents. Un chiffre qui s'élève à 50% pour les personnes âgées, et 60% pour les personnes pauvres. Autrement dit, 500 000 jeunes enfants et personnes âgées vivent dans des territoires qui seront exposés à de fortes chaleurs, et 560 000 personnes pauvres.
 

Des conséquences multiples

Dans son rapport l'Insee observe l'une des conséquences du réchauffement climatique sur la région : le glacier d'Oussoue (Hautes-Pyrénées) disparaitra de façon certaine, d'ici à 2050.

Depuis 1850, le glacier d'Oussoue (Vignemale) a perdu 1 km et ne fait plus que 1 500 mètres de long. De plus, sa superficie est passée d'environ 110 hectares à 46 hectares aujourd'hui, précise l'Insee.

Autres conséquences : elles concernent l'agriculture. D'une part les pluies extrêmes s'intensifieront et augmenteront de 10% par rapport aux années 1980. Et d'autre part, la période de sol sec s'étendra vers juin et octobre d'ici 2050.

Une solution envisagée

Les directeurs et chargés d'étude de l'Insee en région précisent que ce changement climatique est uniquement lié aux activités humaines. Pour eux, l'une des solutions pour lutter contre cette chaleur en constante augmentation est la multiplication des espaces verts en ville, au dépend de l'utilisation du béton. A titre indicatif, une différence de 2 à 4°C est constatée entre la ville et la périphérie.
 
Ces constats préoccupent particulièrement l'Insee, qui rappelle que l'Occitanie attire toujours environ 50 000 nouveaux habitants chaque année.   
 

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