• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Pollution : en 2018, la chaleur responsable de niveaux d’ozone trop élevés en Occitanie

© Bruno Levesque/IP3 PRESS/MAXPPP
© Bruno Levesque/IP3 PRESS/MAXPPP

Alors que l'Occitanie s’apprête à vivre un niveau de chaleur exceptionnel, c’est un rapport qui tombe à pic… L' Observatoire Régional de l'Air en Occitanie, publie en cette fin juin un bilan détaillé de la qualité de l’air en 2018. Avec des inquiétudes concernant la pollution à l’ozone.
 

Par Eric Coorevits

 

Dans un rapport détaillé rendu public, ATMO Occitanie dresse un bilan mitigé du niveau de pollution dans la région. Selon cet organisme agréé par le Ministère de l’écologie et du développement durable, l’année 2018 a été marquée dans la région par des niveaux d’ozone parmi les plus élevés de ces dernières années. Des records peu enviables qui s’expliquent notamment par des pics de températures enregistrés l’été dernier, le plus chaud depuis 2003.

Des taux d’ozone trop élevés

Principales zones concernées : l’est de la région. Les départements du Gard et de l’Hérault bénéficient d’un taux d’ensoleillement exceptionnel qui favorise des taux d’ozone élevés. Mais la pollution issue du trafic routier et de l'activité industrielle vient s’ajouter à ces émissions, nocives pour la santé et pour l’environnement, pour la végétation notamment. Les émissions provenant des zones frontalières (la Vallée du Rhône et l'Etang de Berre en particulier) expliquent également ces niveaux d’ozone inquiétants sur ces départements.

Concernant la pollution au dioxyde d’azote, les mesures les plus élevées ont été logiquement enregistrées à proximité des voies à forte densité de circulation (Toulouse, Montpellier, Nîmes et Perpignan), avec des niveaux ne respectant pas la valeur limite annuelle pour la protection de la santé.

Particules fines: des seuils plus respectés

ATMO dresse un constat un peu plus rassurant sur le niveau de pollution aux particules fines (PM10 et PM 2,5). Ces poussières nocives sont notamment responsables de maladies pulmonaires. Elles peuvent auusi véhiculer des matières cancérigènes. Hormis le long de certains grands axes routiers, les seuils annuels de PM10 sont globalement respectés. Ces poussières en suspension, plus grosses, sont évacuées plus rapidement de l’atmosphère dans les heures qui suivent leur émission. Les départements de la Haute-Garonne et du Tarn ont néanmoins connu fin février 2018 un épisode de pollution estampillé PM10 pendant plusieurs jours.

Concernant les PM2,5, des particules plus fines qui peuvent rester dans l’atmosphère plusieurs jours, voire plusieurs semaines, ATMO stipule que la situation s’est améliorée ces dernières années, à l’exception de certains axes routiers.
La modernisation du parc automobile et des dispositifs de chauffage des particuliers peuvent expliquer en partie ce phénomène.

En ce qui concerne le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre, le benzène, les métaux et le benzopyrène, les seuils règlementaires seraient respectés sur l’ensemble de l’Occitanie.

 

52 points de mesure dans la région

ATMO est réparti sur deux sites : l’un à Toulouse, l’autre à Montpellier. Sur l’ensemble de la région Occitanie, l’organisme effectue des relevés et des analyses grâce à ses 52 points de mesure fixes ou mobiles, véritables vigies environnementales. Une vingtaine de polluants sont ainsi observés à la loupe à longueur d’année. 

A lire aussi

Sur le même sujet

Blaquart (Nîmes olympique) et le bâton de bourbotte

Les + Lus