Repas à la cantine : si les aides existent, les disparités persistent en Occitanie

Parmi les dépenses de la rentrée scolaire, il y a la cantine. Nouveauté de l'année, le repas à 1 euro pour les plus faibles revenus. Si les aides existent, les disparités persistent en Occitanie. / © Philippe Paupert / Maxppp
Parmi les dépenses de la rentrée scolaire, il y a la cantine. Nouveauté de l'année, le repas à 1 euro pour les plus faibles revenus. Si les aides existent, les disparités persistent en Occitanie. / © Philippe Paupert / Maxppp

Parmi les dépenses de la rentrée scolaire, il y a la cantine. Nouveauté de l'année, le repas à 1 euro pour les plus faibles revenus. Si les aides existent, les disparités persistent en Occitanie.

Par OLC avec JM Escafre

La cantine à 1 euro a été lancée en avril dernier pour les familles en difficulté, elle concerne 10.000 communes en France.
En Occitanie, le département du Gard et de la Haute-Garonne font partie des zones pilotes. Concrètement, l’Etat va donner 2 euros par repas, à chaque commune qui réduira d’autant, le prix du plateau.
 

A Montpellier, un tarif social


La ville de Montpellier n’a pas attendu la mesure gouvernementale. Depuis 2015, Elle applique un tarif social, en fonction du quotient familial. Dans une école primaire Montpelliéraine, un repas coûte à la commune neuf euros, mais pour les parents, l’addition varie entre 1 et 5 euros.  En moyenne, les trois quarts des enfants de Montpellier paient moins de deux euros leur repas.
 

On a doublé le nombre de rationnaires


Pour Sonia Kerangueven, déléguée à la réussite éducative, Le résultat est très positif: “on a doublé le nombre de rationnaires." Dans les zones REP comme le quartier Mosson, la municipalité prend également en charge un petit déjeuner gratuit, une mesure généralisée aux quartiers défavorisés des grands villes d’Occitanie.

Les tarifs sont harmonisés dans les lycées ou collèges, mais très variables dans les écoles primaires. Pour les lycées, les prix des repas sont fixés par la région Occitanie et pour les collèges, par les département où il se situent. Pour l’école primaire, c’est la commune qui module les tarifs de la cantine scolaire.

Les tarifs font le grand écart 


La municipalité peut choisir d’adapter ses tarifs en fonction des revenus des parents d’élèves ou non. Et les tarifs font le grand écart: par exemple, l’an dernier, le quotidien l'indépendant a relevé des disparités importantes dans les Pyrénées Orientales: 2,72€ le repas dans la commune de Céret et 4,20 € à Font-Romeu. A Barjac, tous les parents payent 2,50€ le repas dans une cantine Bio depuis 12 ans!
 


Enfin depuis le 2 septembre, chez nos voisins de PACA,  les écoliers d'Istres déjeunent dans les cantines pour seulement 1 euro par jour, après que la mairie a décidé de suivre la mesure du plan pauvreté lancé par le gouvernement. Pour la commune, le manque à gagner se monte à 1,1 million d'euros.
 

Un coût exponentiel


La réduction du prix du plateau à la cantine est donc supportée par les collectivités territoriales ou locales. Un coût exponentiel, en raison de la hausse des matières premières, mais aussi parce que la restauration scolaire s’engage de plus en plus vers la filière Bio, et éco-citoyenne. A Montpellier, les barquettes sont bio compostables et des tables de tri post-repas permettent de réduire les restes laissés par les enfants rassasiés.
 

Obtenir  des aides en fonction de ses revenus


Dans la plupart des cas, les familles peuvent demander des tarifs adaptés à la Caisse d'Allocations Familiales, ou auprès des assistantes sociales des établissements scolaires. A noter qu’en région Occitanie, il existe un fonds régional d’aide à la restauration scolaire.
 

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