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“Rio Loco” perturbé par les intermittents : la mairie de Toulouse va réclamer une indemnisation à l'Etat

© Remy Gabalda / AFP
© Remy Gabalda / AFP

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a annoncé ce vendredi en conseil municipal que la collectivité va se retourner vers l'Etat pour obtenir une indemnisation après la perturbation du festival par les intermittents : le maire estime que l'Etat et les forces de l'ordre n'ont pas joué leur rôle.

Par Fabrice Valery

Le maire de Toulouse regrette que les forces de l'ordre ne soient pas intervenues la semaine dernière pour évacuer les intermittents du festival Rio Loco et la ville de Toulouse va réclamer une indemnisation à l'Etat. Jean-Luc Moudenc, le maire UMP de Toulouse, l'a indiqué dans son discours introductif ce vendredi matin en conseil municipal. 

Même s'il reconnaît que Rio Loco a été "sans doute un des seuls festivals en France a être maintenu" et souligne le professionnalisme de "l'équipe des organisateurs", Jean-Luc Moudenc a dit qu'il regrettait que l'Etat n'ait pas joué son rôle et que les forces de l'ordre ne soient pas intervenues pour empêcher des occupations illégales du site du festival. 

A ce titre, il a donc indiqué vouloir réclamer une indemnisation de la part de l'Etat, sans toutefois préciser sous quelle forme il allait exiger ce dédommagement.

Le festival Rio Loco a été perturbé par le mouvement des intermittents la semaine dernière : la première soirée, le mercredi, a été purement et simplement annulée. Les autres soirées ont été maintenues, après de vives tensions avec les commerçants et restaurateurs installés sur le site, mais les intermittents avaient obtenu la gratuité pour le public. 

Selon nos informations, le manque à gagner serait de plusieurs centaines de milliers d'euros. Dans le budget, la billetterie (qui n'a donc rien rapporté en raison de la gratuite imposée par les intermittents) devait ramener 280.000 euros. Il faut y ajouter les cachets des artistes qui n'ont pas pu se produire le mercredi ainsi que des dédommagements pour les commerçants et les restaurateurs qui avaient versé un "droit d'entrée" de 6000 euros en moyenne pour la semaine. 

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