Toulouse : des acteurs de la solidarité demandent aux collectivités de renoncer à leurs dons pour Notre-Dame de Paris

Plusieurs collectivités de la région Occitanie ont débloqué des fonds exceptionnels, au lendemain de l'incendie de Notre-Dame. / © F.Guillot/AFP
Plusieurs collectivités de la région Occitanie ont débloqué des fonds exceptionnels, au lendemain de l'incendie de Notre-Dame. / © F.Guillot/AFP

Un collectif d'associations et de syndicats toulousains demande, par le biais d'une pétition, aux collectivités locales de renoncer à leurs dons pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris et d'allouer les sommes promises aux secteurs sanitaires et sociaux. 

Par Marie Martin

Le conseil régional d'Occitanie, le département de la Haute-Garonne, la ville de Toulouse et Toulouse Métropole ont promis des sommes très importantes pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 1,5 millions pour la région ; 1 million pour le département ; 1 pour Toulouse et la métropole.

Une générosité qui ne plaît pas à tout le monde. Ainsi, 9 associations, collectifs et syndicats viennent de lancer une pétition pour demander à ces collectivités de renoncer à leurs dons et d'allouer ces sommes "aux populations dont elles ont la charge". 
Car pour eux, cet argent - public - va forcément manquer, localement.

La pétition détaille les secteurs concernés. "Le conseil régional est responsable des domaines de la formation et de l'aide à la scolarité. Le conseil départemental est responsable de l'aide sociale à l'enfance et des familles avec enfants en bas âge. La mairie et la métropole ont en charge le CCAS (centre communal d'action sociale), la petite enfance, la politique de la ville auprès des quartiers prioritaires". 

Or, selon les signataires* du texte, les structures sociales sont débordées par les besoins : des centaines de familles et donc d'enfants vivent dans la rue à Toulouse, le 115 est constamment saturé, les budgets alloués aux associations baissent...

"Cette levée de fonds instantanée prouve bien que le manque de crédits alloués à la prise en compte des plus fragiles relève bien d'un choix politique et non d'un manque réel de ressources", conclut le texte. Avant de demander  que les sommes promises soient redistribuées aux personnes les plus fragiles, vivant en région toulousaine.




* Luttes Sociales Toulouse, Droit Au Logement (DAL) 31, Collectif d'Entraide et D'Innovation Sociale (Cédis), Goutte de Vies, Collectif Enfance 31, Groupement Pour la défense du travail Social (GPS), Case de Santé, Sud Santé Sociaux, Sud Collectivités Territoriales
 

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