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Toulouse : après l'hippodrome pour voir des courses, “l'Hippodrome” pour faire ses courses

© YL
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L'hippodrome, un nouveau centre commercial vient d'être inauguré à la Cépière. Si les grandes enseignes sont déjà ouvertes, beaucoup de locaux sont encore inoccupés.

Par Yann Lagarde

Des ouvriers sont en train d’installer les derniers panneaux aux abords du rond-point, à proximité des arroseurs automatiques qui se déclenchent et irriguent abondamment une pelouse déjà bien verte pour une fin d’été.

Un bruit de cigale, juste couvert par celui des poids-lourds de l’A620 qui contourne Toulouse par l’Ouest. Il ne manquerait plus que les pancartes « peinture fraîche » si le soleil caniculaire de cette fin août ne s’était pas déjà chargé de faire sécher tous les revêtements. 150 ans après l'inauguration du premier hippodrome de la Cépière, c'est un nouveau prétendant à ce titre qui s'est érigé de l'autre côté de la route de Saint-Simon.

Sur l’esplanade, quelques silhouettes longent les magasins et profitent des murs hauts pour marcher à couvert, protégées par quelques mètres carrés d’ombre. Les mangeurs tardifs finissent leur kebab avant de partir en exploration du reste de la zone commerciale.
© YL
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L’inauguration s’est faite discrètement ce jeudi matin. Les employés se glissent dans leurs uniformes repassés et prennent leurs marques dans ces magasins flambant neufs.

Sur la promenade, une lutte silencieuse entre les grandes enseignes pour savoir qui sera le plus visible. Dans cette compétition, Décathlon, s’en tire bien avec ses 5 000 mètres carrés d’équipements sportifs et son logo qu’on voit depuis la rocade.
Les sportifs restent en bonne compagnie puisqu’une salle de fitness jouxtant le magasin vient d’ouvrir ses portes.
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Les premiers clients potentiels viennent pour des renseignements, comme Kamel, 38 ans qui découvre en même temps que tout le monde l’hippodrome. Cet habitant du quartier de Bagatelle semble enthousiaste du nouveau centre commercial mais regrette que les tarifs de la salle de sport soient aussi élevés : environ 50 euros par mois.

Venu uniquement pour la salle de fitness, le Toulousain qui travaille et fait ses courses dans un Carrefour à l’autre bout de la ville ne compte pas devenir un habitué des lieux.

J’ai vu quelques personnes du quartier qui travaillent ici, une mère de famille au magasin de chaussures et un vigile, mais c’est tout », observe-t-il.

Davantage que des opportunités commerciales, c’est surtout un bassin d’emploi local qu’espéraient les habitants.

A peine quelques heures après l’inauguration de la promenade, difficile d’estimer les répercussions en termes d’embauche. Selon l’un des responsables de la salle de sport Genae, sur les 11 contrats signés, 9 Toulousains, mais aucune précision sur leur origine géographique.
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Fulton, le promoteur immobilier a embauché une partie de la main d’œuvre du chantier sur place mais ne supervise pas le recrutement au sein des enseignes. Pour les entretiens d'embauche, c’est à Toulouse Métropole Emploi que ça se passe.

Les clients, eux, viennent de tout l’Ouest de la ville. Des curieux, comme Fred, Laura et leur fils Mathéo qui viennent du quartier de Lardenne pour visiter le nouveau Décathlon, qui selon son responsable, « est en flux continu depuis l’ouverture ».

Des responsables et des employés viennent se présenter chaleureusement, comme lorsque de nouveaux voisins emménagent dans le lotissement. Seul l’opticien paraît un peu isolé : sa boutique est la seule ouverte de son îlot de magasins.
Des surfaces importantes restent à aménager / © YL
Des surfaces importantes restent à aménager / © YL

Beaucoup de surface reste à louer, de quoi faire au moins 5 boutiques et 2 restaurants et les bailleurs cherchent encore des candidats. D’autres, comme le boucher, ont déjà signé mais n’ouvriront que dans quelques semaines. 

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