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Toulouse : des chercheurs créent une réplique de la vessie humaine

© MaxPPP
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Des chercheurs toulousains ont reconstitué le premier "micro-organe" de vessie à partir de cellules-souches. Leur objectif est de proposer des traitements personnalisés aux patients atteints de cancer.

Par Christine Ravier avec AFP

Des chercheurs toulousains du CHU de Rangueil et de l'Inserm, associés à Urosphère, une société privée, ont créé en laboratoire un "organoïde" ou micro-organe de vessie à partir de cellules-souches prélevées sur des patients. Ils ont reconstitué la paroi interne de la vessie que l'on nomme aussi l'épithélium.

Cette reproduction permet de mieux comprendre comment les cellules interragissent entre elles, mais aussi de tester des médicaments,

explique Xavier Gamé, membre du département d'urologie, d'andrologie et de transplantation rénale de l'hôpital Rangueil à Toulouse.
A terme, les chercheurs projettent de prendre des cellules de vessie d'un patient donné et de reconstituer le micro-organe pour ensuite tester les médicaments sur celui-ci. Cette méthode permettra de déterminer quel est le bon médicament pour ce patient.

Actuellement, les traitements sont testés directement sur les patients atteints d'un cancer de la vessie et on attend d'en voir le résultat. Seuls certains d'entre eux observent une amélioration de leur état de santé. Pour les autres, il faut poursuivre l'investigation c'est-à-dire tester un autre médicament, puis un autre au cas où là encore le traitement échoue.

Gagner du temps


Une autre méthode consiste à injecter les cellules humaines malades à une souris sur laquelle on teste ensuite le médicament. Mais le délai d'attente est de plusieurs mois. Avec la méthode que les chercheurs comptent développer, il ne se passera que deux semaines entre la mise en culture des cellules et la réponse au test des médicaments. L'enjeu est de gagner du temps quand le patient est atteint d'une tumeur qui se métastase rapidement.

Cette étape scientifique avait fait l'objet d'une communication en novembre 2016 dans la revue "Progrès en urologie" et devrait faire l'objet d'une publication scientifique dans les prochains mois, indique Xavier Gamé.

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