Toulouse : les crèches associatives en danger avec la réduction des contrats aidés

© Stéphane Compan/ France 3 occitanie
© Stéphane Compan/ France 3 occitanie

Avec l'annonce du gouvernement de réduire drastiquement le nombre de contrats aidés, les 112 crèches associatives de Haute-Garonne sont menacées. Beaucoup de leur personnel sont employés avec ce type de contrats. Un collectif demande une solution rapide.

Par Delphine Gerard

Les 112 crèches associatives en Haute-Garonne accueillent plus de 3000 enfants par an. Mais demain, vont-elles pouvoir continuer d'exister ? C'est la crainte d'un collectif qui regroupe plusieurs de ces structures. Le CAPE, le collectif des associations de la petite enfance de la Haute-Garonne s'inquiète de la suppression de nombreux contrats aidés. Aujourd'hui, ces structures associatives fonctionnent avec parfois plus d'un quart de contrats aidés.

149 000 contrats en moins en 2017


Les contrats aidés sont utilisés par les collectivités et les associations et s'adressent aux personnes en difficulté d'emploi (jeunes, chômeurs longue durée...). Ils sont financés aux deux tiers par l'Etat. Mais dans une logique d'économie, le gouvernement a annoncé leur baisse : de 459.000 à 310.000 dès 2017, soit une diminution record de 149.000 contrats.

Pour les crèches associatives de Haute-Garonne, c'est un vrai séisme. Certaines envisagent de mettre la clef sous la porte. Car après la baisse progressive des subventions publiques, ces structures ne pensent pas pouvoir remplacer ces contrats aidés par des contrats "classiques", trop coûteux.
Ces crèches associatives complètent l'offre d'accueil municipal et privé. Elles sont à but non-lucratif, et subventionnées par des collectivités locales.

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