Toulouse : un employé de mairie vit dans sa voiture depuis 3 mois sans parvenir à trouver un logement

Depuis le mois d'avril, cet employé municipal n'a plus de logement. Il vit aujourd'hui dans sa voiture et ne parvient pas à se sortir de cette situation. Le voisinage lui vient en aide.

Depuis le mois d'avril, cet employé municipal n'a plus de logement. Il vit aujourd'hui dans sa voiture et ne parvient pas à se sortir de cette situation.
Depuis le mois d'avril, cet employé municipal n'a plus de logement. Il vit aujourd'hui dans sa voiture et ne parvient pas à se sortir de cette situation. © Xavier Marchand/ FTV
Une séparation, la vente d'une maison et des crédits à rembourser... Une succession d'évènements ont conduit Fabrice, un employé municipal depuis 18 ans, à une situation précaire. S'il a maintenu son emploi et son salaire, il est à la rue depuis le mois d'avril et dort dans sa voiture en attendant de trouver une solution.

"Je n'ai pas les moyens de payer un loyer" 

 

Les gens dans ma situation, on n'a le droit à rien.

Fabrice, employé municipal sans domicile


En tant que salarié, il ne peut toucher d'aides sociales et se situe au dessus des plafonds d'accession aux logements sociaux, même si un dossier est en cours de montage.
Accompagné par une assistante sociale, il a monté un dossier auprès de la Banque de France pour parvenir à rembourser les dettes accumulées depuis plusieurs années. Un plan de remboursement est défini, "je n'ai pas pu le suivre", confie Fabrice, qui avait d'autres dettes à rembourser "à droite, à gauche". Au vu de sa situation financière compliquée, il estime qu'il n'a "pas les moyens de payer un loyer." 

Des habitants solidaires

Garée dans le fond d'une allée à Lardenne, quartier de l'Ouest toulousain, sa voiture a fini par attirer l'attention des voisins. "Des gens ont commencé à venir me voir, discuter. Puis certains sont venus m'amener des parts de gâteaux. Des personnes de la résidence m'on même offert des repas". Touché par cette solidarité, il a vécu des périodes plus difficiles : pendant ses 15 jours de congés, il s'est retrouvé "sans argent, sans rien à manger, sans me doucher".  Sa famille est éloignée et ignore tout de sa situation. 

Malgré tout Fabrice garde le sourire et cherche à rester positif. S'il a accepté de témoigner, c'est parce qu'il pense ne pas être le seul dans cette situation. "Le système est mal foutu", dénonce-t-il. 




 
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