Toulouse : une employée transgenre accuse de discrimination une célèbre chaîne de fast-food

Après 4 semaines de formation pour le groupe Burger King Quick, Mia a été exclue avant la fin de son cursus. Selon cette toulousaine transgenre, elle été victime de discriminations de la part du supervieur du restaurant. 

La Toulousaine transgenre devait être employée en CDI au Burger King de Toulouse Purpan.
La Toulousaine transgenre devait être employée en CDI au Burger King de Toulouse Purpan. © MAXPPP/Jacob King
" Je les ai mis au courant dès le début. On m'a répondu que mon genre ne poserait aucun problème" se remémore Mia.
Avant de débuter sa formation pour le groupe Burger King Quick, le 12 novembre dernier, Mia prévient la DRH de sa situation. Elle est transgenre. 

Les 3 premières semaines de formation théorique se déroulent sans problème. Le mercredi 11 décembre, il est temps pour elle et les autres membres de la formation de passer à la pratique.

Mia a rendez-vous au tout nouveau restaurant du quartier Purpan à Toulouse où elle doit être embauchée à l'issue de sa formation. 
 

"Je ne veux pas d'un homme chez les femmes"


Et c'est là que les choses se seraient compliquées. 
Alors qu'elle doit aller enfiler sa tenue de service, l'accès aux vestiaires femmes lui aurait été refusé. 

"Je ne veux pas d'un homme chez les femmes", voilà ce que lui aurait affirmé le patron du restaurant. 

D'un point de vue purement administratif, Mia est encore un homme. " Je prends un traitement hormonal depuis 4 ans, j'ai obtenu l'autorisation de changer de prénom. Mais pour changer de sexe sur mon état civil, j'attends une décision de justice et cela peut prendre plusieurs années", se désole Mia. 

Le propriétaire du fast-food toulousain aurait proposé à Mia de se changer chez les hommes, ou bien d’attendre que les vestiaires des femmes soient vide pour y entrer à son tour. 
Il aurait argumenté sa décision en expliquant "qu’autrement ça ferait pervers”, relate la toulousaine.  

" Ils m'ont dit que si je n'étais pas contente, je pouvais quitter la formation", rapporte Mia. 

Le soir même, elle aurait reçue un coup de téléphone de l'organisme qui a financé sa formation, lui indiquant qu'elle ne pouvait pas continuer son cursus.
Sans motif clair, Mia dit avoir été rayée de la formation. Pire, elle perd le CDI qu'elle devait décrocher à l'issue de la formation. 

Pour la jeune femme, cela ne fait aucun doute : elle a été victime de transphobie. 

"Je me sens trahie et humiliée. Je ne comprends pas pourquoi les choses se terminent ainsi. Moi qui avait été honnête dès le début", relate la jeune femme. 


Un précédant à Nimes 


Une situation similaire se serait produite dans un autre restaurant franchisé à Nimes, comme en témoigne cette vidéo. 
 
Dans un Burger King de Nîmes une situation similaire.

Au sein de la communauté LGBT, ces affaires font réagir. Certains internautes vont même jusqu'à rappeler les droits des transgenres. 
 

Nous avons tenté de contacter le groupe Burger King Quick à plusieurs reprises, pour l'heure nous n'avons obtenu aucune réponse. 
 
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