Toulouse : en plein service, le plafond d’un café-restaurant s'effondre partiellement

En plein cœur du centre-ville historique de Toulouse, près de la place Jeanne d’Arc, le plafond de l’établissement "le Mastroquet du marché" s’est partiellement effondré ce 14 octobre 2021. Aucun blessé n’est à déplorer. La cause du sinistre reste inconnue.

Jérôme Gomis, le gérant du Mastroquet du marché depuis 14 ans, semble dépité. Le ciel ne lui tombe pas encore sur la tête, mais le plafond de son établissement situé au 42 boulevard de Strasbourg, si. Ce jeudi 14 octobre à 9h30 en début de service, le plafond est partiellement tombé sur le faux plafond, qui s’est alors écroulé dans la matinée du jeudi 14 octobre.

 "Une barre en fer a traversé le faux plafond, et une grande plaque s’est décrochée", détaille Jérôme Gomis. Le tout a été retenu par des câbles, évitant ainsi la chute des débris et de faire des blessés. Le restaurateur se console, "s’il n’y avait pas eu les câbles, le plafond serait peut-être tombé sur notre serveuse qui se trouvait juste en dessous, et sur la clientèle… Cela aurait pu être bien plus grave". Depuis, c'est l'intégralité du plafond qui menace de s'effondrer.

Les pompiers obligés d'intervenir

Les pompiers sont intervenus sur les lieux une heure plus tard pour boucler le périmètre, évacuer l’immeuble et sécuriser les lieux. 

"Ils ont été très rapides et efficaces", souligne Jérôme Gomis. Un arrêté préfectoral a été pris pour fermer l’établissement, qui ne peut plus recevoir de clientèle jusqu’à nouvel ordre.

Un « manque à gagner conséquent »

Pour Jérôme Gomis, cet énième coup du sort est difficile à encaisser. "Après les Gilets jaunes et les obligations de fermeture durant les manifestations, et presque deux années d’arrêt avec le Covid, c’est dur". Cela faisait à peine quatre mois que lui et ses sept employés avaient repris du service, ils sont aujourd’hui au chômage technique.

"On a tenu bon grâce aux aides, maintenant on en n’a plus…" rappelle-t-il, avec la suppression ce mois-ci du Fonds de solidarité aux entreprises mis en place par le Gouvernement pour pallier les pertes dues à la crise sanitaire. "Et après une si longue période de fermeture, il a fallu retrouver une nouvelle clientèle en juin, puis ensuite le pass sanitaire m’a obligé à refuser du monde… ", dit-il dépité. 

Le restaurateur l’assure, le "manque à gagner est important" et désormais le doute subsiste quant à la survie financière de son établissement.

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