Toulouse : Le festival Cinelatino sacre l'histoire folle du "Roi de Patagonie"

Cinelatino, un des plus grands festivals du cinéma latino-américain en Europe, a attribué samedi soir le prix "Découverte" à "Rey" de l'Américano-Chilien Niles Atallah sur l'histoire vraie d'un Français qui, au XIXe siècle, s'est auto-proclamé roi de Patagonie et d'Aurocanie.

Toute l'équipe était présente pour recevoir le prix ''Découverte""
Toute l'équipe était présente pour recevoir le prix ''Découverte"" © AFP
La 29e édition du festival toulousain a décerné son "Grand prix coup de coeur" au film colombien "Los Nadie" de Juan Sebastián Mesa, sur cinq jeunes de Medellin qui rêvent de quitter le monde des adultes et se préparent à un voyage initiatique en Amérique du Sud.

Le "Prix du public fiction" est revenu à "Mala junta", première oeuvre de la Chilienne Claudia Huaiquimilla, sur les difficultés des Indiens Mapuches. Le film dresse le portrait d'un ado rebelle obligé de se réfugier à la campagne où il fait la connaissance d'un garçon indigène victime de harcèlement de la part des autres élèves de sa classe. 

"Rey", qui a reçu le prix "Découverte de la critique française", conte l'histoire extravagante d'Orélie Antoine de Tounens, un avoué français qui, en 1860, mène une expédition dans la province chilienne d'Arauco, où il s'auto-proclame "Orélie-Antoine Ier", en adjoignant à son "royaume" la Patagonie, à l'extrémité sud de l'Argentine voisine.

Il s'arroge pour ce faire le soutien des indiens Puelches et Tehuelches. Fait prisonnier en 1862 par les troupes chiliennes, il est condamné à l'internement en hôpital psychiatrique mais réussit à regagner la France d'où il relancera plusieurs autres expéditions afin de tenter en vain de pérenniser son "empire". Revenu malade de sa dernière expédition, il meurt en France en 1878. "Il s'agit d'un film sur un idéaliste français qui propose une colonisation non violente en pleine révolution industrielle et qui y réussit presque", a expliqué la productrice Lucie Kalmar. Le réalisateur Niles Atallah a mis sept ans à dérouler cette folle histoire.


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