Toulouse : huit personnes mises en examen après la rixe dans un camp de Roms

Policiers et pompiers près du camp de Roms de Montaudran, vendredi après-midi. / © Maxppp
Policiers et pompiers près du camp de Roms de Montaudran, vendredi après-midi. / © Maxppp

Six personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire, tentative d'homicide et violences aggravées après la rixe mortelle survenue vendredi dans un camp de Roms à Toulouse. Elles ont été placées en détention provisoire dimanche. Deux autres personnes sont poursuivies pour dégradations.

Par Laurence Boffet

La rixe, très violente, avait éclaté vendredi dans un camp de Roms du quartier Montaudran à Toulouse. Un homme avait été tué et 12 personnes blessées dont une très gravement. 48 heures plus tard, six personnes d'une même famille ont été mises en examen pour "homicide volontaire, tentative d'homicide et violences aggravées", selon le procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau. Elles ont été placées en détention provisoire dimanche. Deux autres personnes, deux frères d'une autre famille Rom, sont poursuivies pour dégradations en réunion. Elles ont été laissées libres sous contrôle judiciaire.

Le différend entre ces deux familles de Roms installées dans ce camp du chemin du Carrosse avait débuté jeudi soir pour une question d'électricité et aurait dégénéré ensuite pour une histoire de parking. Selon l'avocat des deux frères poursuivis pour dégradations, maître Raynaud de Lage, l'algarade a débuté sur des motifs plutôt flous, dans un camp où les tensions règnent au quotidien entre différentes communautés "aux antagonismes préexistants".

"Mes clients n'ont dû leur salut qu'à l'arrivée de la police"

Toujours selon maître Raynaud de Lage, ses clients ont été pris à partie pour des dégradations qu'ils contestent et la situation s'est très rapidement envenimée avec l'autre famille : "la réponse a été totalement disproportionnée, démente, puisqu'on a assisté à une scène digne d'Ok Corral où ça tirait dans tous les sens. Mes clients n'ont dû leur salut qu'à l'arrivée de la police".

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