Toulouse : la colère des parents d'élèves d'une école maternelle du Mirail contre les conditions d'accueil des enfants

Dans le quartier du Mirail à Toulouse, les parents d’élèves de l'école maternelle Léonce Bourliaguet se mobilisent. Pour eux, les enfants scolarisés au sein de cet établissement sont accueillis dans des conditions déplorables. Il faut dire qu’une quarantaine d’élèves travaillent dans des algecos.

Des conditions d'accueil jugées “scandaleuses” par les parents d’élèves. Un ambiance délétère au sein de l'école. Des enseignants qui vont quitter l’établissement à la fin de l’année scolaire. Rien ne va plus à l'école maternelle Léonce Bourliaguet du Mirail. Cet établissement accueille 84 élèves, de la petite section jusqu’à la grande section. Or depuis plusieurs années, la moitié des enfants ont cours… dans des algecos.

Cette situation est inacceptable” explique Nadia El Alami, dont le fils entre en moyenne section.

Des algecos pour les enfants

D’autant plus que des salles en dur existent, mais elles sont occupées pour autre chose. “La première salle sert à l’ALAE qui y entrepose des affaires. La deuxième est une ancienne salle de repos pour les élèves, mais elle n’est pas utilisée ” ne décolère pas cette maman d’élève. “Je ne peux pas tolérer que nos enfants soient dans des bâtiments censés être provisoires, alors que des salles sont disponibles”.

D’autant que les conditions de travail dans les algecos sont jugées “déplorables” par les parents d’élèves. “Ce sont des préfabriqués qui ne sont pas aux normes de sécurité. Les températures peuvent monter jusqu’à plus de 40°C en été, et très bas en hiver avec le chauffage” explique Nadia el Alami.
Et de dénoncer l’insalubrité qui règne dans ces bâtiments provisoires. “Sur 4 toilettes présentes dans ces préfabriqués, seule une est en service, les autres sont défectueuses”.

Le déménagement vers les deux salles de classe parfaitement aux normes mais occupées, devait se faire cet été. Mais rien ne bouge.

Les bâtiments de l'école appartiennent à la mairie de Toulouse. "Cette situation est ubuesque" explique Marion Lalane de Laubardère, adjointe au maire en charge de l'Education. Elle partage l'incompréhension des parents d'élèves.

Il n'est pas normal que ces élèves soient dans des algécos alors qu'il existe des salles disponibles en dur.

"Situation ubuesque" pour la mairie... mais il faut attendre novembre

Mardi, une réunion a eu lieu avec l'Inspectrice de l'Education nationale, le directeur de l'école par intérim (le Directeur en poste est en arrêt maladie) et les services de la mairie. Il a été décidé d'attendre la rentrée de septembre pour règler ce problème. "Nous allons en parler au directeur et tenter de trouver une solution ensemble. Mais il va falloir que cette situation cesse. Rien ne s'oppose au fait que les élèves de cette école retrouvent des conditions de travail en adéquation avec les possibilités d'accueil ". Un retour dans les salles de classe en dur est prévu pour la Toussaint au plus tard. La mairie de Toulouse s'y engage.

Les parents d’élèves de l'école maternelle Léonce Bourliaguet de Toulouse eux ne comptent pas en rester là. Ils ont contacté la mairie et le Rectorat, mais, selon eux, leurs courriers sont restés lettre morte. Du coup, ils envisagent de se mobiliser ce vendredi devant l’établissement, si la situation n’a pas bougé entre temps.

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