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A Toulouse, le lycée Rive gauche s'expose pour casser son image

Le lycée polyvalent Rive gauche de Toulouse veut casser son image avec cette exposition. / © Laurence Boffet / France 3 Midi-Pyrénées
Le lycée polyvalent Rive gauche de Toulouse veut casser son image avec cette exposition. / © Laurence Boffet / France 3 Midi-Pyrénées

Dans le quartier du Mirail à Toulouse, le lycée Rive gauche expose en grand sur sa façade une partie des visages qui le composent. Une exposition qui s'inscrit dans le cadre du projet "Inside Out" lancé au niveau mondial par l'artiste français JR. 

Par Laurence Boffet

En noir et blanc, les portraits sont tirés en grand format sur des affiches électorales. Exposés sur les murs de l'établissement, visibles de loin, ils seront soumis aux éléments climatiques et disparaîtront avec le temps. Une exposition éphémère qui s'inscrit dans le projet mondial de l'artiste contemporain français JR et qui a réuni pendant une année scolaire élèves et adultes de la cité scolaire Rive gauche.

Un projet qui s'inscrit dans une grande exposition mondiale

C'est un des professeurs d'histoire-géographie du lycée, Pascal Cabaret, qui a eu l'idée de participer au projet d'art global lancé en 2011 par JR. Inspiré des collages grand format que l'artiste sème à travers le monde, "Inside Out Project" propose à chacun de partager un portrait et un message avec le monde entier. Il a vite été rejoint dans l'aventure par une de ses collègues et une documentaliste de l'établissement. Ensemble, ils ont développé le projet "Divers-cité" et l'ont porté tout au long de l'année scolaire qui vient de s'écouler. Prises à partir de décembre, les photographies ont été développées par les équipes de l'artiste à New-york, sur de grandes affiches.

Changer l'image d'un lycée au coeur d'un quartier sensible

"L'idée de départ", explique Pascal Cabaret, "c'était de donner une autre image du lycée et du quartier, montrer que nous sommes tous différents mais aussi tous unis et ouverts sur notre quartier". L'idée, c'était aussi de fédérer les trois établissements de la cité scolaire, un centre de formation des apprentis (CFA), un lycée professionnel et un lycée général et technologique, autour d'un même projet. "Cela n'a pas toujours été facile", explique Pascal Cabaret, "on a essuyé beaucoup de refus. La difficulté, c'est de montrer son image". Au final, 205 personnes sur les 2 000 que compte la cité scolaire ont accepté de se faire tirer le portrait et de se retrouver exposées en grand sur les murs du lycée. Et les élèves qui y ont pris part sont enthousiastes : "on a participé à ce projet pour changer l'image du lycée", dit Déborah, élève en CAP vente. Sa copine Emilie renchérit : "ça donne une image bien, notre lycée a mauvaise réputation".

Le lycée rive gauche s'expose

Je suis fière du résultat" Déborah

 

 Je trouve ça encore plus beau que ce que j'imaginais" Yvette



Une expérience bénéfique pour tout le monde

"Ce qui est intéressant dans ce projet, c'est qu'il rassemble toute la cité scolaire, les enseignants, les agents, l'administration, les élèves" explique Nadia Medjahed-Durel, professeur de lettres et d'histoire-géographie au lycée professionnel, "et c'est très motivant pour les élèves de travailler sur un projet artistique : ils participent à une oeuvre d'art, ils créent, ça les valorise."

Une exposition éphémère

L'exposition installée depuis vendredi sur les façades du lycée est appelée à évoluer dans le temps, comme toutes les oeuvres de street art de JR. les éléments la feront disparaître au fil du temps. En attendant, elle est visible aussi depuis l'extérieur. Et sera bientôt mise en ligne sur le site de l'artiste qui regroupe déjà des photos prises dans 220 pays.

JR, un artiste hors les murs
Portraits de jeunes de banlieues, de femmes ou de gens que tout oppose... JR expose ses photographies sur les murs du monde entier en les collant simplement sur les murs. 
Il est notamment connu pour le projet "Face to Face" réalisé avec l'Italien Marco. En 2007, ils avaient installés d’immenses portraits d’Israéliens et de Palestiniens face à face dans huit villes palestiniennes et israéliennes et de part et d’autre de la barrière de sécurité.

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