Toulouse : le premier tramway bloqué par des agents de Tisséo

C'est ce jeudi après-midi que les essais du tramway de la nouvelle ligne Garonne doivent débuter. Mais le premier tramway, avec à bord le maire de Toulouse Pierre Cohen a été bloqué par des agents de sécurité réclamant une hausse de salaire.

Le 17 octobre, les manifestants ont empêché que le premier roulage se déroule
Le 17 octobre, les manifestants ont empêché que le premier roulage se déroule © Delphine Gérard / France 3 Midi-Pyrénées
Le premier tramway, qui devait effectuer le trajet entre les Arènes et le Palais de Justice à Toulouse, a été bloqué par des agents de sécurité de Tisséo qui demandent des revalorisations salariales.

Les premiers essais "à blanc" devaient démarrer à 14h30 ce jeudi en présence de Pierre Cohen, maire de Toulouse et président de Tisséo, de nombreux élus et des journalistes à bord.

Mais une manifestation a bloqué le véhicule boulevard Déodat de Séverac, quelques dizaines de mètres avant son départ. Un rail a même été installé en travers des voies pour stopper la rame. 

EN VIDEO : le reportage sur le blocage des essais
La nouvelle ligne Garonne emprunte le boulevard Déodat de Séverac, l'avenue de Muret, le fer à Cheval, le Pont Saint-Michel. Elle doit être mise en service le 20 décembre. Mais un préavis de grève a été déposé pour cette mise en service, par les syndicats Sud et FO. 

Ce premier "roulage" a donc été annulé. Les essais devraient reprendre vendredi et se dérouler normalement, sans les élus et les journalistes.

En fin d'après-midi, Tisséo a publié un communiqué sur cet incident

"La raison invoquée par cette délégation pour justifier ce blocage porte sur les conditions de travail des agents de prévention. Ces revendications ont déjà fait et font toujours l'objet de discussions entre la direction et les organisations syndicales dans le cadre du processus normal de dialogue social au sein de Tisséo.
"Aujourd'hui, un moment important pour l'ensemble des Toulousains et des salariés de Tisséo a été gâché. Je condamne avec la plus grande fermeté ce comportement visant à prendre en otage une nouvelle offre qui améliorera les déplacements des toulousains au quotidien.
Le dialogue social doit pouvoir se dérouler dans un cadre serein et constructif et la méthode visant à installer un chantage est inacceptable.
" a déclaré Pierre Cohen, président de Tisséo-SMTC. (extrait du communiqué)

 

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