Toulouse : "Projection transition" un festival de cinéma sur la transition bas-carbone

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Le festival de cinéma "Projection transition" aura lieu à l'Utopia Borderouge de Toulouse du 19 au 21 novembre. Six films et des débats sont au programme pour évoquer la transition écologique.

La deuxième édition du festival "Projection transition" débute ce vendredi 17 novembre à l'Utopia de Borderouge à Toulouse pour trois jours. Son thème : la transition bas-carbone.

Des ciné-débats auront lieu en parallèle à Toulouse, Nantes et Paris, où s'est déroulée la première édition en 2020, avec des intervenants complémentaires sur chaque site : experts, philosophes, sociologues, metteurs en scène, écrivains ou citoyens.

6 films de fiction

Six films vont être diffusés : L'Odyssée de Jérôme Salle, Dark waters de Todd Haynes, Princesse Mononoké d'Hayao Miyazaki, V pour Vendetta de James Mac Teigue, Les combattants de Thomas Cailley et L'effondrement du collectif "les parasites".

Ils seront suivis de débats portant sur des thèmes aussi divers que "Avis de tempête sur les océans : que faire pour éviter le naufrage ?", "Le droit, impasse ou issue pour responsabiliser les entreprises?", "L'homme e(s)t la nature : comment repenser notre rapport au vivant ?", etc.

Changements collectifs

Les organisateurs du festival s'appellent "les shifters" en référence au "Shift Project", un groupe de réflexion qui oeuvre pour une économie libérée de la contrainte carbone. Ils se réclament d'un collectif de 10.000 bénévoles qui "s'informent, débattent et se forment à la décarbonation de l'économie".

"Nous croyons profondément dans le pouvoir évocateur et interrogateur du cinéma qui est à la base de la création de Projection Transition", expliquent ces militants. Ce festival "interroge sur le rôle déterminant des ressources fossiles dans notre histoire et dans la construction de notre société, sensibilise aux conséquences dramatiques du dérèglement climatique, et ouvre le débat sur les changements à opérer dès aujourd’hui de manière collective".

Un nouvel imaginaire

"Notre approche, c'est vraiment d'aller parler à tout le monde, complète Guillaume Wable, bénévole des Shifters à Toulouse, de proposer une éducation sur l'énergie et le climat et des solutions concrètes pour la transition".

Le choix de films de fiction connus est fait dans cet esprit : "ils forgent notre culture commune. On essaie de questionner cette culture en proposant des débats sur ces questions. Si on veut pousser les gens à changer le monde, il faut pouvoir construire un nouvel imaginaire et une nouvelle façon de penser".

Des élèves du lycée Pierre-Paul Riquet de Saint-Orens sont impliqués dans ce processus. Ils travaillent depuis le début de l'année scolaire avec leurs professeurs et un bénévole des shifters sur l'impact du réchauffement sur les océans.