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Toulouse : un projet de recherche universitaire sur la radicalisation décroche 3,5 millions d'euros de l'Europe

Practicies, un projet de recherche universitaire axé sur la radicalisation et la prévention des discours de haine chez les jeunes, porté par un enseignant-chercheur toulousain, vient de décrocher un label européen et 3,5 millions d'euros. 

Internet : atout ou faiblesse dans la lutte contre la radicalisation ?
Internet : atout ou faiblesse dans la lutte contre la radicalisation ? © France 3
Séraphin Alava, enseignant-chercheur au laboratoire EFTS de l'université Jean-Jaurès de Toulouse, coordonne désormais le projet Practicies. 40 chercheurs et 12 villes participent à travers l'Europe à ce programme original et novateur

Son but ? Mieux comprendre les mécanismes de la radicalisation chez les jeunes.

Trois axes ont été définis : l'éducation et la culture des jeunes, l'amélioration de la détection par les services de police, les services sociaux et les municipalités et enfin, la construction d'outils performants pour caractériser les discours radicaux sur le net notamment. 

Internet, en effet, est-il une force ou une faiblesse dans cette lutte contre la radicalisation ?
La question est au coeur des débats à Toulouse. Chercheurs, juristes et policiers mettent ici en commun leurs savoirs pour se prémunir des discours de propagande. 

Pour le major Fabrice Crasnier, commandant de la Division Analyse Criminelle et Cybercriminalité, : "L'outil le plus important, c'est l'enquête sous pseudonyme. C'est-à-dire faire des enquêtes sur internet comme on le fait dans le domaine du vivant. On a repris les typologies d'enquêteur habituel pour pouvoir mieux comprendre les choses et ramener un aspect humain et non pas technologique aux renseignements que l'on acquiert". 

Practicies vient de décrocher un label européen et 3,5 millions d'euros de subventions par la commission européenne. 

"Un sondage va être lancé dans 12 pays européens sur les perceptions des phénomènes radicaux et du sentiment de sécurité. Nous allons mener également un travail de caractérisation des processus de radicalisation avec l’appui de Dounia Bouzar, fondatrice du Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'Islam, et ce auprès de 120 jeunes. Puis nous mènerons un audit des villes et de leurs programmes de sécurité. Avant de proposer des outils à l’horizon 2018-2019", explique Séraphin Alava.

Voir ici la vidéo du reportage de Stéphane Compan et Frédéric Desse, de France 3 : 

durée de la vidéo: 01 min 44
Toulouse : recherches universitaires sur la radicalisation des jeunes

 

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