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A Gavarnie, la belle et le Bête jusqu'au 4 août

Pour son 28ème festival, Gavarnie présente un spectacle absolument extraordinaire : "La belle et la Bête".
Un spectacle en plein air dans le site majestueux du Cirque de Gavarnie dans les Hautes-Pyrénées.
Patrice joue "La Bête"
Patrice joue "La Bête"
Pour la 28ème année d’existence et sa 7ème édition du festival de Gavarnie, l’Association Théâtre Fébus explore le conte et le mythe avec l’adaptation de la Belle et la Bête. Apparu en 1740 sous la plume de Suzanne de Villeneuve, ce conte est popularisé par Madame Leprince de Beaumont en 1757. Cette histoire universelle a fait le tour du monde et chaque pays en a sa version. Elle a inspiré de multiples genres : la littérature, Angela Carter, Italo Calvino, l’opéra, Philip Glass, le dessin animé et le cinéma, Cocteau, Juraj Herz entre autres. Transgénérationnel, il enchante et résonne dans l’imaginaire des enfants et des adultes. Peut-on aimer au-delà des apparences, voilà sa problématique principale, mais d’autres thèmes apparaissent qui peuvent interroger sur nos différences et nos croyances.

En vidéo, le reportage de Marion Banchais et Jean-Yves Bascands



L'histoire
Un marchand se perd dans la forêt au retour d’un voyage d’affaires. Il trouve refuge dans l’antre d’une bête monstrueuse. Parce qu’il tente de cueillir une rose pour sa fille cadette, La Bête le condamne à mourir. Il sera épargné à la seule condition qu’il envoie une de ses filles périr à sa    place. Belle accepte  le sacrifice et se rend chez la Bête qu’elle apprivoise, séduit et arrive à aimer d’un amour véritable pour rompre la malédiction… Voici la synthèse la plus commune des nombreuses versions de  La Belle et la Bête. La plus connue est celle écrite par Madame Leprince de Beaumont en 1755 mais elle est inspirée    de celle, un peu antérieure de Mme de Villeneuve plus profonde et plus riche et qui est notre source principale dans l’écriture. Il faut aussi parler des adaptations littéraires (les contes d’Angela Carter ou d’Italo Calvino) et cinématographiques dont le film culte et poétique de Jean Cocteau en 1946 avec Jean Marais, sans oublier celui plus rare et plus noir de Juraj Herz en 1978 qui est l’autre source d’inspiration. Citons enfin  le Disney de 1991 à qui nous rendrons quelques clins d’œil.
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