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Gérard Trémège perd le Grand Tarbes au bénéfice de l'âge

© Véronique Haudebourg / France 3 Midi-Pyrénées
© Véronique Haudebourg / France 3 Midi-Pyrénées

Après 3 tours de scrutin, c'est finalement le doyen de l'assemblée communautaire du Grand Tarbes, Charles Habas, maire d'Orleix, une des plus petites communes de l'agglomération qui est élu au bénéfice de l'âge face au sortant Gérard Trémège. Et offre au passage l'intercommunalité à la gauche.

Par Véronique Haudebourg

Il aura fallu trois heures pour que le Grand Tarbes se choisisse un nouveau président. Et l'accouchement s'est fait au forceps. Deux tours de scrutin n'ont en effet pas suffi à départager les deux candidats, le socialiste Yannick Boubée, maire d'Aureilhan et le président UMP sortant, le maire de Tarbes Gérard Trémège. 25 voix pour chacun et un blanc, rien n'y fait.

Survient alors un coup de théâtre, la gauche change de candidat et présente le doyen de l'assemblée, Charles Habas, maire socialiste d'Orleix, 79 ans. Avec comme objectif une élection au bénéfice de l'âge. Pari réussi puisque l'ancien retraité de Giat, maire d'Orleix depuis 2001 et militant depuis près de 50 ans au parti socialiste est élu.
Charles Habbas, maire d'Orleix et nouveau président du Grand Tarbes / © Véronique Haudebourg / France 3 Midi-Pyrénées
Charles Habbas, maire d'Orleix et nouveau président du Grand Tarbes / © Véronique Haudebourg / France 3 Midi-Pyrénées


Pour Yannick Boubée, candidat originel de la gauche, "la personne importe peu, c'est le projet qui compte et Charles a contribué à sa construction." Pour Charles Habas, le nouveau président de la communauté d'agglomération, soit un énorme bassin de population de 75000 habitants comparés à ses 2000 administrés d'Orleix, l'essentiel est que "la gauche qui a regroupé 60% des votes aux municipales sur l'agglomération soit portée au Grand Tarbes". Il reconnaît être un peu surpris de ses nouvelles fonctions mais affirme qu'il les assumera à 200%, avec les limites qui sont les siennes mais aussi ses compétences. Yannick Boubée a d'ailleurs été élu premier vice-président pour l'épauler.
Yannick Boubée, maire d'Aureilhan n'a pas réussi à être élu président du Grand Tarbes / © Véronique Haudebourg / France 3 Midi-Pyrénée
Yannick Boubée, maire d'Aureilhan n'a pas réussi à être élu président du Grand Tarbes / © Véronique Haudebourg / France 3 Midi-Pyrénée


De son côté Gérard Trémège, maire de Tarbes et président sortant de l'assemblée communautaire regrette "l'entrée de la politique politicienne au Grand Tarbes. " Et craint les conséquences d'une absence de la ville-préfecture des vice-présidences.
Gérard Trémège, maire de Tarbes et président sortant de la communauté d'agglomération / © Véronique Haudebourg / France 3 Midi-Pyrénées
Gérard Trémège, maire de Tarbes et président sortant de la communauté d'agglomération / © Véronique Haudebourg / France 3 Midi-Pyrénées


Une élection mathématiquement acquise à la gauche

Le scrutin s'annonçait pourtant serré pour la présidence de la communauté d'agglomération du Grand Tarbes. Mathématiquement, la gauche pouvait compter sur 27 voix depuis que le centriste Pierre Lagonelle a annoncé son ralliement aux opposants. Gérard Trémège, lui ne pouvait donc compter que sur les 24 voix restantes. 

Yannick Boubée, maire d'Aureilhan depuis 2008, avait annoncé il y a une semaine sa candidature à la présidence du Grand Tarbes pour la gauche. Dans l'autre camp, silence radio, Gérard Trémège avait refusé de faire le moindre commentaire laissant même planer le doute sur sa candidature jusqu'au dernier moment. Le maire de Tarbes, réélu au premier tour en mars dernier, en était président depuis 2008, date à laquelle il avait arraché l'agglomération au socialiste Jean Glavany.

Une assemblée nouvellement élue

Pour la première fois, les conseillers communautaires ont été élu au suffrages universel direct, en même temps que les conseillers municipaux. Une élection qui est passée plus inaperçue mais qui est pourtant essentielle. Les EPCI (établissement public de coopération intercommunale) ont en effet des compétences importantes en matière de développement économique (et donc d'emploi) et d'aménagement. Pour la première fois, ils étaient 51 conseillers communautaires à siéger contre 35 par le passé.

La communauté d'agglomération du grand Tarbes regroupe 15 communes, soit un bassin de population de 75 000 habitants. Elle a les compétences d'action notamment en matière de développement économique, de politique de la ville, de transport, de gestion des déchets, d'environnement, d'équipements de sport et de culture, d'accueil de gens du voyage. 

Créée en 1995, le grand Tarbes fut à l'origine une initiative du maire d'Aureilhan, le conseiller général socialiste Pierre-Henri Lacaze.

Vidéo : le reportage sur place de Véronique Haudebourg et Jean-Yves Bascands
Le Président du Grand Tarbes


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