Nouvelle suspicion d'attaque d'ours à Cauterets dans les Hautes-Pyrénées

Des éleveurs se sont rendus, ce matin à Cauterets, sur les lieux de l'attaque où une quinzaine de bêtes ont été tuées. / © Nora Genet - France 3
Des éleveurs se sont rendus, ce matin à Cauterets, sur les lieux de l'attaque où une quinzaine de bêtes ont été tuées. / © Nora Genet - France 3

Une quinzaine de brebis ont été retrouvées mortes vendredi 30 août après un dérochement sur la commune de Cauterets dans les Hautes-Pyrénées. Selon les éléments recueillis sur place, l'attaque d'un ours serait privilégiée. 

Par Sylvain Duchampt

Le bilan est lourd : 15 brebis tuées dans un dérochement, 70 blessées, 150 manquantes. Les faits sont intervenus vendredi 30 août à l'estive du Moun Né sur la commune de Cauterets dans les Hautes-Pyrénées.

Mais en raison de fausses informations ayant circulé cette semaine, les éleveurs ont préféré être prudent avant d'évoquer ce nouvel incident : "Nous faisons désormais très attention explique le vice-président de l'association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées, Olivier Maurin. Mais les blessures sur les bêtes laissent peu de place au doute : il est fort probable que ce soit l'ours."  
 

Après les constations de la veille, une vingtaine d'éleveurs s'est rendue sur place pour retrouver entre 200 et 250 bêtes disparues dans la nature. Deux vétérinaires se sont aussi déplacés pour euthanasier une dizaine de brebis lourdement blessées.  

De la colère et de l'exaspération

Le troupeau composé de 1000 têtes appartient à deux éleveurs du Pays basque. Le premier venait à cette estive depuis 6 ans. Le second avait mené son troupeau ici pour la première fois.

Une catastrophe. Les bêtes arrivaient au terme de leur gestation. La plupart ne donneront pas d'agneaux et ne produiront donc pas de lait. Conséquence : impossible de fabriquer du fromage cette année pour les deux éleveurs.

Dans une ambiance déjà très tendue, ce nouvel événement mortel renforce encore un peu plus un sentiment "anti-ours" déjà très présent chez des éleveurs. "Là, il n'y a plus de mots, répond Olivier Maurin. Il n'y a que de la colère et de l'exaspération. Je ne sais pas jusqu'où cela va aller"
 

 

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