A Tarbes, 200 enseignants manifestent contre les 43 suppressions de postes dans les Hautes-Pyrénées

La manifestation s'est déroulée devant l'inspection académique, à Tarbes. / © Régis Cothias / France 3
La manifestation s'est déroulée devant l'inspection académique, à Tarbes. / © Régis Cothias / France 3

La nouvelle carte scolaire prévoit la suppression de 43,82 équivalents temps plein pour la rentrée 2019 dans le département. La décision ne passe pas auprès des syndicats qui pointent la plus forte baisse de la région Midi-Pyrénées.

Par Margot Desmas et Régis Cothias

Près de 200 enseignants du second degré (collèges et lycées) ont manifesté, ce jeudi 24 janvier, devant l'inspection académique des Hautes-Pyrénées, à Tarbes. Une mobilisation organisée dans le cadre de la journée nationale de lutte contre la nouvelle carte scolaire.

"Les Hautes-Pyrénées, c'est le cas inexpliqué, s'interroge Catherine Gourbier, secrétaire départemantale SNES - FSU. Un département comparable, le Lot, gagne à peu près dix postes. Un département impacté, le Tarn, en perd 23 et nous on est champions de l'académie pour les suppressions de postes. J'attends les explications." Le syndicat fait notamment état de 72% d'enseignants grévistes, ce jeudi matin, au collège Massey de Tarbes.
 

Dans ce département, il est effectivement prévu de supprimer 43,82 équivalents temps pleins, le chiffre le plus important en Midi-Pyrénées. L'inspecteur académique, Thierry Aumage parle, lui, de "réalité démographique".

 

Inquiétudes à l'approche de la réforme du lycée


D'ici la prochaine rentrée, les Hautes-Pyrénées vont perdre 160 élèves pour les classes de collège et presque autant au niveau du lycée. En comparaison, le Lot va gagner 35 élèves dans ses collèges, d'où l'augmentation du nombre de postes chez les enseignants.

Par ailleurs, le directeur académique assure que le seuil maximum d'élèves par classe sera respecté. Définis au niveau national, ces quotas prévoient une limite de 30 élèves par classe au niveau collège et 36 au lycée.
 

L'académie compte donc s'arranger avec les professeurs en temps partiel pour combler les manques quand cela sera nécessaire. Les syndicats, eux, ne comprennent pas pourquoi le département est si "mal traité", surtout à l'approche de l'entrée en vigueur de la réforme du lycée voulue par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

 

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