Chaque année, à l’approche de la saison estivale, au large du littoral méditerranéen, à 300 mètres du bord exactement, tout un tas de petites bouées jaunes sont installées pour délimiter la zone interdite aux bateaux, de celle interdite aux baigneurs.

Ces bouées, appelées aussi corps morts, sont accrochées à un système d’ancrage peu écologique et sensibles aux coups de la mer.

De nombreux corps-morts sont aussi abandonnés au fond de la mer (pneus, béton, chaines rouillées...) et dégradent les milieux naturels marins des petits fonds côtiers de l’aire marine protégée.

Le reportage d'Olivier Brachard et Juliette Mörch 

Agde : des micro-récifs à la place des bouées jaunes pour restaurer la biodiversité des fonds marins

Tous les ans sur le littoral méditerranéen, les stations balnéaires ont l’obligation d’installer une zone de balisage à 300 mètres du rivage, l’objectif est de protéger les baigneurs des bateaux. A Agde, dans l’Hérault, on teste un nouveau concept d’ancrage, pratique et écologique à la fois.  - France 3 LR  - Olivier Brachard et Juliette Mörch


Valoriser la biodiversité


La côte agathoise a, cette année, décidé de miser sur un corps mort nouvelle génération. Un mini-récif artificiel plus respectueux de l'environnement et surtout, un module qui peut servir d'habitat aux poissons juvéniles.

Pour cela, la ville a fait appel à une jeune société montpelliéraine, Seaboost, qui développe des corps morts, d’une tonne 4 innovants, appelés Xreef :

On a une structure que l’on va installer au début de la saison et puis elle restera là pendant dix ou quinze ans, et nous on aura plus qu’à mettre chaque année les bouées de mouillages, on fait donc des économies de matériels etc …


Faire des économies tout en valorisant l'empreinte environnementale.  Pour l'instant 6 modules de ce genre sont en phase de test. L’objectif à terme : généraliser ce dispositif sur les quatorze kilomètres de la côte agathoise.