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Acte de cruauté envers un animal: le président du tribunal de Béziers refuse la peine proposée lors du plaider-coupable

L'homme est accusé d’avoir voulu se débarrasser de sa chienne, Daisy, en la ligotant et en la jetant dans le Canal du Midi à Agde, dans l’Hérault. / © DR
L'homme est accusé d’avoir voulu se débarrasser de sa chienne, Daisy, en la ligotant et en la jetant dans le Canal du Midi à Agde, dans l’Hérault. / © DR

70 heures de travail d'intérêt général et une interdiction définitive de détenir un animal pour un homme accusé d’avoir voulu se débarrasser de sa chienne, en la ligotant et en la jetant dans le Canal du Midi: une peine du plaider-coupable refusée par le président du tribunal de Béziers. 

Par Olivier Le Creurer

Un homme de 47 ans était convoqué ce lundi 6 mai devant le tribunal correctionnel de Béziers, accusé d’avoir voulu se débarrasser de sa chienne, en la ligotant et en la jetant dans le Canal du Midi à Agde, dans l’Hérault.
 

Plaider-coupable


Le procureur de la République a proposé la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) (appelée aussi plaider-coupable) qui permet d'éviter un procès à une personne qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Acompagné par son avocat, l'Agathois, au casier judiaire vierge, a accepté la peine proposée: 70 heures de travaux d'intérêts généraux à accomplir dans un délai de 18 mois et une interdiction définitive de détenir un animal. 

Nous avons insisté sur la légéreté de la peine, nous avons été entendus


Encore fallait-il que cette peine soit homologuée par le président du tribunal correctionnel de Béziers. mais celui-ci a refusé. L'homme sera donc convoqué dans quelques mois devant le tribunal dans une audience classique avec débat contradictoire pour répondre de ses actes. Il encourt jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. "Nous avons insisté sur la légéreté de la peine, nous avons été entendus," explique Maître Patrice Grillon, avocat de la SNDA (société nationale pour la défense des animaux) et l'association Stéphane Lamart, parties civiles. 

Le 29 juin 2018, des promeneurs avaient découvert un homme se faisant passer pour un badaud, sur l'une des berges du Canal du Midi à Agde, en train de repêcher une chienne ligotée à proximité de la déchetterie. Il avait tenté de se débarrasser de sa chienne "Daisy" à plusieurs reprises, causant du tort selon lui à son ex-femme qui "ne souhaitait plus lui confier les enfants, car ils revenaient couverts de poils". 

Il auarit alors pris la décision de lui administrer des somnifères "pour adoucir son agonie et ses souffrances" et de la tuer en la noyant, les membres ligotés. Heureusement, l'eau a ranimé Daisy, et elle a pu se débattre et nager jusqu'à l'autre berge. L'association Stéphane Lamart "Pour la défense des droits des animaux" avait déposé plainte en juillet dernier pour acte de cruauté.
 

Pas une 1ère


Ce n'est pas la première fois, qu'une telle procédure de plaider-coupable n'est pas homologuée par le président d'un tribunal. Le 5 avril 2019, à Mulhouse, le procureur de la république propose une peine de 100 heures de travaux d’intérêt général dans les 12 mois, ainsi que 5 ans d’interdiction de détenir un animal avec exécution provisoire à un homme pour avoir battu et noyé son chien. Refus d'homologation. Le dossier est finalement renvoyé devant le tribunal correctionnel le 25 octobre 2019.
 

Sévérité des tribunaux


Les tribunaux sont régulièrement très sévères dans le cas d'acte de cruauté envers des animaux. En juin 2018, un homme a été condamné à 9 mois de prison ferme à Caen pour avoir torturé des chats. Le 19 février 2019, un homme de 25 ans a été condamné à 6 mois de prison dont 3 fermes, pour avoir noyé 5 chiens. Ils avaient été retrouvés dans les douves d'un château, lestés à l'aide de parpaings.




 

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