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Béziers : 18 mois de prison ferme pour un routier espagnol qui avait forcé un barrage de gilets jaunes

Le palais de justice de Béziers / © France 3 Occitanie
Le palais de justice de Béziers / © France 3 Occitanie

18 mois de prison ferme pour un routier espagnol. Le 9 décembre à Béziers, paniqué, il avait forcé un barrage et tiré avec un pistolet à grenaille sur des gilets jaunes. Ce chauffeur de 69 ans avait aussi tenté d'écraser des policiers en civil qui l'avaient pris en chasse. 

Par IB avec France bleu Hérault

Mercredi après midi, au tribunal correctionnel de Béziers, ce chauffeur routier international, qui ne parle pas un mot de français, a expliqué son attitude à la barre via une traductrice.

Le 9 décembre dernier, alors qu'il allait livrer des marchandises sur Montpellier, il apprend que son fils vient d'avoir un grave accident en moto. N'ayant pas de nouvelles, il décide de rentrer chez lui à Barcelone le plus vite possible. C'est alors qu'il se retrouve coincé au rond point de la Méridienne par un barrage de gilets jaunes. 


Excédé et en panique 


Cet homme de 69 ans, qui travaille encore pour des raisons financières, a affirmé qu'il était excédé par ces blocages à répétition, ayant déjà été bloqué 16 fois depuis le début du mouvement, qui a commencé trois semaines auparavant.

Alors qu'il tente de passer malgré la manifestation des gilets jaunes, raconte t-il à la barre, il reçoit des pierres et des bouteilles de verre qui cassent son pare-brise. Paniqué, le routier barcelonais sort alors de son camion avec un pistolet à grenaille - arme qu'il embarque à bord de son camion pour sa propre sécurité lorsqu'il dort sur les aires d'autoroutes, selon ses dires- et tire sur les gilets jaunes. Un manifestant sera blessé à la main. Les autres appellent la police.

Le chauffeur redémarre et force le barrage au rond point de la Méridienne. Des policiers de la Bac, en civil mais avec une voiture équipée d'un gyrophare, le prennent en chasse.

Malgré leurs injonctions, il refuse de s'arrêter et tente de les écraser. Les policiers sont obligés de sortir leur arme pour crever l'un des pneus du camion et l'obliger à stopper quelques mètres plus loin.

Là, le routier aurait sorti un Taser de sa boite à gants. Les policiers ont donc recours à la force, c'est à coups de matraque télescopique qu'ils ont réussi à le faire descendre de sa cabine pour le mettre en état d'arrestation. Ils l'ont ensuite emmené à l'hôpital de Béziers pour des soins avant de le placer en garde à vue, relatait début décembre France Bleu Hérault.
 

Le routier confond policiers et manifestants


A la barre, mercredi après-midi, le sexagénaire a expliqué aux magistrats qu'il n'a pas compris que ces hommes en civil étaient des policiers. Il  a cru c'était en fait les manifestants qui le poursuivaient, d'ou son refus d'obtempérer.

Sa version des faits n'a pas convaincu le tribunal qui est allé au delà des réquisitions en le condamnant à 18 mois de prison ferme pour refus d'obtempérer, mise en danger de la vie d'autrui et violences avec arme. Le parquet avait requis 12 mois de prison ferme. 


Placé en détention depuis son arrestation début décembre, ce chauffeur routier international connu en France et en Espagne pour des infractions routières, va donc retourner à la case prison.

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