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Béziers : un détenu s'évade à son arrivée au tribunal de Tarascon avec l'aide d'un commando “lourdement armé”

Une opération commando permet l'évasion d'un détenu devant le palais de justice de Tarascon / © Mélior Mouamma
Une opération commando permet l'évasion d'un détenu devant le palais de justice de Tarascon / © Mélior Mouamma

Un détenu s'est évadé lundi matin à son arrivée au tribunal de Tarascon (Bouches-du-Rhône), après l'attaque de son escorte pénitentiaire par un commando "lourdement armé". Il avait été extrait du centre pénitentiaire de Béziers.

Par OLC avec l'AFP

Un commando "lourdement armé"


Vers 08H30, deux malfaiteurs armés d'une arme de poing et d'un fusil d'assaut, selon le procureur de la République Patrick Desjardins, ont fait irruption devant le palais de justice. Face à eux, trois agents de l'administration pénitentiaire qui escortaient un détenu du centre pénitentiaire de Béziers.

Les assaillants ont tiré "plusieurs coups de feu", laissant 11 impacts sur le fourgon, et une balle "a traversé le pare-brise à hauteur d'homme", précise le procureur. Aucun tir n'a atteint les agents. Deux fonctionnaires ont toutefois été blessés, l'un à coup de crosse, l'autre par des éclats, et tous sont sous le choc.
 

Partis de Béziers


Les agents pénitentiaires, partis de Béziers avec le détenu lundi matin, "étaient descendus du véhicule pour sonner à l'entrée du TGI lorsque des hommes armés leur sont tombés dessus", a précisé Nicolas Burtz, responsable local du syndical FO pénitentiaire. Les agents, membres du pôle régional d'extraction judiciaire et "spécialement formés" pour ces missions, n'ont pas fait usage de leur arme à feu, a précisé la direction de l'administration pénitentiaire. Patrick Desjadrins l'assure, le détenu n'était pas identifié comme nécessitant une surveillance particulière. Les deux hommes et le détenu ont pris la fuite.

Il y avait de toute évidence une détermination absolue


"Le mode opératoire est très violent. Cela fait longtemps qu'on n'a pas vu une attaque de fourgon à l'arme automatique. C'est très choquant pour les agents, qui ont eu de très bon réflexes", a-t-on commenté à la direction de l'administration pénitentiaire. "Il y avait de toute évidence une détermination absolue pour libérer leur comparse" estime le procureur de la République, pour qui l'opération a fait l'objet du préparation minutieuse. 

Les enquêteurs spécialisés de la police judiciaire de Marseille ont été saisis de l'enquête, pour tenter de les interpeller, et un "plan de recherches" a été déclenché, impliquant notamment les gendarmes des compagnies voisines.

Ce détenu avait déjà tenté de s'évader lors d'une précédente incarcération. L'administration est bien naïve, il a fait le gentil pendant des mois pour tenter de s'évader de nouveau


Selon Karim Terki, représentant CGT pénitentiaire, "ce détenu avait déjà tenté de s'évader lors d'une précédente incarcération. L'administration est bien naïve, il a fait le gentil pendant des mois pour tenter de s'évader de nouveau".
 

Ecroué pour vol avec arme, vol aggravé, association de malfaiteurs


Le détenu qui s'est évadé est âgé de 27 ans. Il était écroué, en détention provisoire, depuis le 26 septembre 2017, "pour vol avec arme, vol aggravé, association de malfaiteurs", a précisé l'administration pénitentiaire. Selon une source proche du dossier, il était poursuivi dans quatre affaires, et était notamment l'auteur de plusieurs vols de voiture avec violence, commis à Aix-en-Provence et Tarascon. Son casier judiciaire comporte 14 mentions.

Par mesure de précaution, les élèves du lycée Alphonse Daudet, situé à seulement quelques dizaines de mètres du tribunal de grande instance ont été maintenus à l'intérieur de l'établissement.
 

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