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Hérault : 3 personnes mises en examen, dont une incarcérée, après l’incendie du péage de l'A9 à Bessan

Le péage de Bessan dans l'Hérault a été incendié dans la nuit de mardi à mercredi - 19 décembre / © France 3 LR / V.Banabera
Le péage de Bessan dans l'Hérault a été incendié dans la nuit de mardi à mercredi - 19 décembre / © France 3 LR / V.Banabera

Trois personnes ont été mises en examen mercredi soir après l'incendie d'un bâtiment de Vinci autoroutes en décembre 2018 à Bessan, dans l’Hérault. L'un d'eux est en détention provisoire a annoncé le procureur de Béziers. Vingt-neuf personnes se trouvent toujours en garde à vue.
 

Par Joane Mériot

Ce mercredi, trois personnes ont été mises en examen pour incendie en bande organisé dans le cadre de l’enquête sur l'incendie mi-décembre d'un local de Vinci sur le péage de Bessan, sur l'A9.
 


L'un des mis en examen pour incendie en bande organisé de ce bâtiment dans la nuit du 18 au 19 décembre a été placé en détention provisoire, les deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire.
 

12 personnes remises en liberté


Douze autres personnes ont été remises en liberté, a précisé le procureur de la République Yvon Calvet dans son communiqué. 29 sont toujours en garde à vue. Le magistrat a également annoncé une conférence de presse "vendredi en fin d'après-midi" sur cette affaire.
 

Vague d’interpellations


Une vague d'interpellations avait été menée mardi par 150 gendarmes dans le cadre de cette enquête, centrée sur le secteur de Pézenas, sur commission rogatoire d'un juge d'instruction de Béziers.

Les faits sont survenus au péage de l'A9 à Bessan, l'un des bastions des "gilets jaunes" dans la région.
 


Selon le procureur, le 18 décembre au soir, les gendarmes avaient constaté un rassemblement d'environ 200 personnes près d'une base de loisirs de Bessan, et entendu "plusieurs personnes proposer d'incendier les bâtiments de la société concessionnaire" d'autoroute.

Par un vote à main levée, plusieurs individus présents manifestaient leur accord à ce projet, avait expliqué le magistrat.


Les gendarmes devaient alors quitter les lieux "en raison de l'hostilité" exprimée à leur égard.

Plusieurs installations autoroutières du Sud de la France ont déjà été la cible de dégradations attribuées à des "gilets jaunes" depuis le début de ce mouvement mi-novembre.

Plusieurs échangeurs restent fermés


Mardi soir, Vinci Autouroutes a indiqué que suite à ces "actes de vandalisme" et "dégradations importantes", plusieurs "échangeurs restent fermés à la circulation par décision préfectorale", à Bollène, Narbonne Sud et Agde sur l'A9, ainsi que le péage de Bandol sur l'A50.
 

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