Deux détenus de Villeneuve-les-Maguelone soupçonnés d'avoir voulu assassiner un surveillant

Deux détenus de la maison d'arrêt de Villeneuve-les-Maguelone, proche de Montpellier,  auraient demandé à un troisième d'asssassiner un surveillant. Un contrat passé pour 5 000 euros et du cannabis. Les deux hommes ont été mis en examen.

Barbelés devant la prison de Villeneuve les Maguelone (34)
Barbelés devant la prison de Villeneuve les Maguelone (34) © France 3 LR
Deux détenus de la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) ont été mis en examen et placés en détention provisoire mercredi pour "instigation à commettre un assassinat" d'un gardien, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Montpellier.
Les deux trentenaires, qui nient les faits qui leur sont reprochés, sont soupçonnés d'avoir demandé à un troisième détenu d'assassiner un gardien à l'arme blanche en échange de 5.000 euros et de cannabis, a précisé à l'AFP le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret, confirmant une information de Midi Libre.

Radicalisés

Le parquet antiterroriste n'a pas été saisi, l'enquête a été confiée au service régional de police judiciaire.
Si les deux détenus s'étaient "fait remarquer par une pratique religieuse soutenue", ils n'étaient pas en détention pour des affaires liées à l'islamisme radical et "il est impossible de dire que c'est une action se revendiquant de la radicalisation", a souligné le procureur.
Selon Midi Libre, l'un des deux détenus se serait converti à l'islam et serait fiché S, une information que n'a pas confirmée le parquet de Montpellier.

Menaces répétées

"Nos établissements pénitentiaires sont devenus des cocottes minutes avec la surpopulation carcérale, les voilà à présent devenus des dangers imminents à l'encontre des personnels pénitentiaires, pris pour cibles par des terroristes en puissance qui ont le droit
pour eux !", s'est indigné dans un communiqué le principal syndicat pénitentiaire, l'UFAP UNSa Justice.
Un autre syndicaliste de FO pénitentiaire nous a expliqué que les surveillants de Villeneuve-les-Maguelone recevaient "chaque semaine une menace au nom de Daech."

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