Grève à France 3 : la diffusion des journaux pourrait être perturbée en Languedoc-Roussillon

Montpellier - la régie de diffusion de France 3 Languedoc-Roussillon - février 2014 / © F3 LR F.Dubault
Montpellier - la régie de diffusion de France 3 Languedoc-Roussillon - février 2014 / © F3 LR F.Dubault

Une grève nationale, déclenchée par l'ensemble des syndicats de France 3, concernant l'aménagement du temps de travail, pourrait avoir des conséquences sur la diffusion des journaux télévisés régionaux ce mercredi soir. Les éditions du 19/20 sont maintenues, mais le Soir3 est supprimé.

Par Fabrice Dubault


Mercredi, la direction de France 3 a compté 18,18% de journalistes grévistes à France 3 Languedoc-Roussillon, le chiffre est de près de 33% sur la direction du pôle sud-ouest. (La direction ne prend pas en compte les grévistes de moins d'une demie-journée).

Selon les syndicats, à Montpellier, sur 25 journalistes au tableau de service (hors encadrement), 16 sont grévistes. La grève pouvant porter sur des durées de 59 minutes, 4 heures ou 1 journée.
A Perpignan, sur 8 journalistes au tableau de service, 6 sont grévistes. A Nîmes, 4 grévistes.

Ce mouvement de grève pourra entraîner des perturbations dans la diffusion des journaux télévisés du soir : l'édition régionale du 19/20 de France 3 Languedoc-Roussillon sera assurée. En revanche, l'édition régionale du Soir3 est supprimée.

L'édition locale, France 3 Pays Gardois à Nîmes ne sera pas diffusée.
L'édition locale, France 3 Pays Catalan à Perpignan sera diffusée normalement.

Pourquoi ce mouvement de grève ?

Selon l'intersyndicale (CGT,CFDT,SNJ,FO), "depuis le début de l'année, la direction refuse de payer les heures supplémentaires générées de façon naturelle par l'exercice de nos professions. Elle impose des horaires et une organisation du travail incompatibles avec les exigences de nos métiers. La première conséquence de cette réorganisation est la dégradation de la qualité de l'antenne et des journaux".

La direction régionale indique de son côté qu'elle met en application un accord collectif, signé en mai 2013, par toutes les organisations syndicales.

Ce mouvement de grève est limité à la journée de mercredi.

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