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Le jugement en appel sera rendu mercredi

L' entrée du 3e RPIMa de Carcassonne / © France 3 LR
L' entrée du 3e RPIMa de Carcassonne / © France 3 LR

En 2008, un accident avait fait 16 blessés lors d'une démonstration au 3ème RPIMA de Carcassonne. En première instance, le militaire qui avait tiré et 2 officiers avaient été condamnés respectivement à 2 ans et 6 mois de prison avec sursis. La Cour d'Appel de Montpellier rendra son arrêt mercredi.

Par Valérie Luxey


C'est un arrêt très attendu que rendra la Cour d'appel de Montpellier. Un arrêt qui fixera les responsabilités du tireur et de la hiérarchie dans l'affaire du 3ème RPIMA de Carcassonne. En 2008, un accident avait fait 16 blessés lors d'une démonstration exécutée dans le cadre de journées portes ouvertes à la caserne audoise.

Fautes indirectes

Il s'agit de déterminer la chaîne des responsabilités ayant conduit à cet accident. Lors de l'audience, le substitut général avait relevé "des fautes indirectes" dans l'organisation de la démonstration, dans le contrat d'assurance et la gestion des munitions. Il avait requis des peines avec sursis à l'encontre du lieutenant Christophe Allard, du capitaine Hugues Bonningues, du lieutenant-colonel Lionel Peyre et du patron de l'époque du 3e RPIMa, le colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux. Le magistrat avait également demandé la confirmation de la peine infligée en 1ère instance au tireur.

Balles à blanc et balles réelles

La défense de ces hauts gradés a pour sa part plaidé la relaxe au motif que la hiérarchie ne peut être tenue pour responsable des manquements de ses subordonnés à qui elle donne ordre d'agir.
Le 29 juin 2008, lors de la reconstitution d'une prise d'otages, le sergent Nicolas Vizioz avait ouvert le feu avec une arme chargée pour moitié de balles réelles. Seules des balles à blanc auraient dû s'y trouver. En première instance, le militaire, âgé aujourd'hui de 33 ans, avait écopé de 2 ans de prison avec sursis.

La hiérarchie mise en cause

2 officiers de sa hiérarchie, le lieutenant Christophe Allard et le capitaine Hugues Bonningues, avaient aussi été condamnés à 6 mois d'emprisonnement avec sursis sans inscription à leur casier judiciaire. Pour Joël Garrigues, substitut général : "si la hiérarchie avait respecté la règle, si elle avait appliqué la règle du contrôle et pas celle de la confiance, il n'y aurait pas eu cette tragédie". Il dénonce un "système connu et qui a perduré".

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