La parution de Midi Libre perturbée en raison d'une grève

Montpellier - grève au quotidien Midi Libre - 26 novembre 2013. / © F3 LR
Montpellier - grève au quotidien Midi Libre - 26 novembre 2013. / © F3 LR

La parution du quotidien Midi Libre est perturbée, ce mercredi, en raison d'un mouvement social, visant à protester contre un plan d'économies qui va se traduire par la suppression de 20 postes de journalistes, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction à Saint-Jean-de-Védas.

Par Fabrice Dubault


"Toutes les éditions vont sortir", mais pour certaines les paginations seront réduites en raison de ce mouvement de grève, qui touchait mardi 40% des journalistes, a précisé à l'AFP le président du directoire des Journaux du Midi, Alain Plombat.


Dans un appel à la grève lancé lundi, le SNJ dénonce un plan qui va entraîner la fermeture des agences de Carcassonne et de Rodez et se traduire par la suppression de 20 postes de journalistes, soit 10% de l'effectif. Par ailleurs, le syndicat dit s'inquiéter de l'avenir des CDD, ainsi que des accords d'entreprise concernant les jours d'ancienneté et les jours fériés, qui "sont menacés".

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Interview de Cathy Rocher SNJ
Cathy Rocher - déléguée syndicale SNJ Midi Libre

Le 24 octobre, la direction du groupe de presse régional Journaux du Midi (Midi Libre, Centre Presse, L'Indépendant) avait annoncé envisager la fermeture de trois agences, avant de finalement décider d'en supprimer deux, et la suppression d'une cinquantaine de postes, en raison de prévisions budgétaires en forte baisse.
"Il s'agit de combler les pertes liées à la baisse de 7% du chiffre d'affaires en publicité et à celle de 5,5% des ventes papier en 2013, qui pourraient nous conduire à un déficit d'environ 5 M EUR pour l'exercice 2014", avait expliqué M. Plombat.

Dans une lettre adressée lundi à la rédaction et dont l'AFP a eu une copie, il a lancé un appel pour que "chacun et chacune" prennent ses responsabilités. Une "non-parution ne ferait qu'aggraver les difficultés, provoquant une perte de chiffre d'affaires d'environ 200.000 euros par jour", a-t-il prévenu, affirmant que la volonté a été de trouver les solutions "les moins traumatisantes sur le plan social", à savoir les licenciements. Des garanties vont être apportées au personnel, a assuré mardi M. Plombat.

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