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Visée par une enquête, l'eurodéputée du sud-ouest Virginie Rozière dénonce une “manoeuvre grossière”

© MaxPPP
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La députée européenne PRG fait partie des 19 eurodéputés concernés par une enquête préliminaire pour emplois fictifs ouverte par le parquet de Paris. Elle dénonce une "manoeuvre grossière" orchestrée par une dénonciation du Front National.

Par Fabrice Valery

Le nom de l'eurodéputée PRG du sud-ouest Virginie Rozière, dont la permanence est installée à Montpellier, figure sur la liste des 19 députés européens visés par l'enquête préliminaire ouverte en mars dernier par le parquet de Paris pour "abus de confiance" portant sur des suspicions d'emplois fictifs de collaborateurs parlementaires.

Sur cette liste figurent aussi, selon Le Parisien, la ministre des affaires européennes Marielle de Sarnez, l'ex-ministre sarkozyste Brice Hortefeux ou encore Jérôme Lavrilleux, déjà mis en cause dans l'affaire Bygmalion.

"Je l'ai appris par voie de presse, explique Virginie Rozière à France 3. Je suis très en colère mais je n'ai aucune info officielle de la justice. Je n'ai reçu aucune procédure me concernant". 


Une dénonciation par le FN

C'est à la suite d'un courrier envoyé par une élue FN au parquet que cette enquête a été ouverte. Un courrier qui fait suite à la mise en cause de plusieurs élus européens du Front National, dont Marine Le Pen et la Tarnaise Marie-Christine Boutonnet, dans une enquête portant sur les emplois présumés fictifs d'assistants parlementaires.

Le parquet de Paris a donc ouvert une enquête préliminaire, qui ne présage en rien de la véracité des faits reprochés mais doit permettre de faire les premières vérifications. Si l'enquête le nécessite, il pourra ensuite ouvrir une information judiciaire avec la nomination de juges d'instruction et la possibilité de mettre en examen certains acteurs du dossier. A noter : en tant que député européen, les parlementaires bénéficient d'une immunité dont les juges peuvent demander la levée au bureau du Parlement. 


"Dénonciation calomnieuse"

Interrogée par France 3, Virginie Rozière se défend d'avoir employé un assistant parlementaire à d'autres tâches que celles de l'assister dans son mandat, notamment son "assistant local" à Montpellier. "Il n'a pas d'autres activités que celles pour laquelle il est rémunéné, explique-t-elle, à l'exception d'une activité militante au PRG. Si la justice a besoin que je le lui prouve, tout est transparent".
"C'est de la calomnie, poursuit-elle, qui fait du tort aux parlementaires qui font leur travail et respectent les règles".
Virginie Rozière se réserve le droit de déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse. 

Selon le site internet du parlement européen, Virginie Rozière emploie deux assistants accrédités au parlement et un assistant local à Montpellier. Elle bénéficie de la présence d'un stagiaire et a déclaré avoir fait travaillé un cabinet d'expert-comptable de Montpellier

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