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En 1971, l’ancêtre d’Autolib' était lancé à Montpellier

Des Simca 1000 étaient proposées à la location dans le centre-ville de Montpellier. / © Capture d'écran / INA
Des Simca 1000 étaient proposées à la location dans le centre-ville de Montpellier. / © Capture d'écran / INA

Pendant quelques mois, de 1971 à 1973, il était possible de louer des voitures en libre-service à Montpellier. Le système, ProcoTip, fonctionnait notamment avec un jeton à insérer dans un boîtier.

Par RD

Les jours d’Autolib’ sont comptés. Alors que l’arrêt définitif de ce service d’autopartage est prévu pour le 31 juillet, petit retour dans le temps, avec son ancêtre montpelliérain.

Car on le sait peu, mais la première tentative d’autopartage française a été faite à Montpellier, en 1971. Le système de voitures en libre-service ProcoTip n’a toutefois été en place que quelques mois.

Il reposait sur une invention brevetée, le Tipmètre, détaillée dans un numéro de la revue trimestrielle Transports urbains paru en 1991, et fonctionnant entre autres grâce à "un boîtier connecté au moteur", dans lequel l’utilisateur insérait un jeton en plastique, acheté dans un bureau de tabac, qui "s’érodait en fonction du trajet parcouru".

Le Tipmètre était installé sur des Simca 1000 automatiques, "choisies pour leur maniabilité en ville et leur faible consommation".
 


Pourquoi cette expérience pionnière à Montpellier ? Tout simplement parce que l’inventeur du Tipmètre était originaire de Béziers, mais cette ville était trop petite pour l’expérience. C’est donc un peu plus loin qu’elle a été conduite.

En août 1971, une trentaine de voitures ont été mises en service, dans le centre-ville. Une clé numérotée, obtenue par abonnement, permettait de toutes les ouvrir. Le jeton pour les faire rouler coûtait 10 F, pour 16 kilomètres environ.

Mais si, comme le raconte l’urbaniste Véronique Biau dans son article pour Transports urbains, les réactions ont été plutôt positives au départ, la société Procotip dépose le bilan en mai 1973 : des difficultés financières et administratives ont en effet eu raison de la voiture en autopartage à Montpellier. Sans oublier le comportement de certains usagers, qui gardaient par exemple le véhicule dans leur garage, "afin d’être sûrs de sa présence au moment où ils en avaient besoin".
 

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