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Hérault : comment un bracelet va aider la SNSM à sauver des vies

Le bracelet est équipé d'un dispositif de géolocalisation en temps réel. / © France 3 Occitaine
Le bracelet est équipé d'un dispositif de géolocalisation en temps réel. / © France 3 Occitaine

La Société nationale de sauvetage en mer a mis au point un bracelet équipé d'une balise : le DIAL Il permet de localiser plaisanciers, baigneurs ou véliplanchistes en difficulté au large, et de faire gagner un temps précieux aux secouristes. Démonstration avec les sauveteurs de l’Hérault.
 

Par RD avec Daniel de Barros

En mer, lorsqu’une vie est en jeu, la rapidité des secours à se rendre sur place peut faire toute la différence. Mais avant de se rendre sur place, encore faut-il savoir où est la personne en danger, qu’il s’agisse d’un plongeur, d’un plaisancier ou d’un baigneur. Pour cela, la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) a mis au point un bracelet équipé d’une balise, le DIAL. Ce Dispositif Individuel d’Alerte et de Localisation permet, comme son nom l’indique, de localiser son porteur en situation de détresse, grâce à un signal actualisé toutes les 15 secondes.

"Une fois que nous avons une position GPS, on la rentre dans nos instruments de navigation, et en quelques minutes on arrive sur la zone, quelles que soient les conditions", explique Alain Bourmaud, de la SNSM de Valras Plage, dans l’Hérault.
 

Alors que lorsqu’il y a du brouillard, une victime sera quasiment impossible à trouver sans position GPS. Pour nous, c’est une aiguille dans une botte de foin.

Raccourcir les délais d'intervention


Le principe est simple : la personne ayant besoin d’être secourue déclenche sa balise, qui alerte un proche sur son portable, qui relaie l’information. Les sauveteurs de la SNSM peuvent alors intervenir. La force de la balise DIAL, c’est donc de raccourcir les délais d’intervention. Capital quand l’espérance de vie d’une personne tombée à la mer est de quelques heures. En effet la température corporelle de l’être humain ne peut être maintenue dans une eau dont la température est inférieure à 25°C. Or, les personnes en danger ne disposent pas toujours de radio pour appeler à l'aide, et quand bien même il peut être difficile de se localiser correctement avec le stress. Sans compter que le vent et les courants peuvent aussi entraîner de fortes dérives, qui rallongent alors les délais de recherche.

Les sauveteurs voient dans le bracelet d’autres utilités que le secours en mer : la balise pourrait très bien servir pour les enfants sur la plage, ou les randonneurs, souligne Patrick Toustou, de la SNSM Hérault-Gard. Elle coûte une centaine d’euros : un investissement bien rentabilisé s’il permet de sauver une vie.
 
Hérault : comment un bracelet va aider la SNSM à sauver des vies
Reportage : Daniel de Barros, Juliette Morch et Claire Delannoy. Avec : Alain Bourmaud, SNSM de Valras Plage ; Patrick Toustou, SNSM Hérault-Gard  - France 3 Occitanie

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