Interdiction des plastiques à usage unique : à Montpellier l'adaptation difficile des commerçants

C'est la nouveauté de 2020 : toute une série de produits polluants sont interdits en France. A Montpellier, cette disposition de la loi sur la protection de la biodiversité ne semble pas faire l’unanimité chez les professionnels.

Montpellier - Désormais les commerçants doivent trouver de nouvelles alternatives au plastique comme les couverts en bois - 04.01.20
Montpellier - Désormais les commerçants doivent trouver de nouvelles alternatives au plastique comme les couverts en bois - 04.01.20 © FTV
Cotons tiges, gobelets, verres et assiettes jetables de cuisine pour la table, pailles, couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes et touillettes : autant de produits plastiques à bannir en 2020.  

Comme prévu par la loi Pacte, certains articles en plastique à usage unique ne peuvent plus être vendus depuis le 1er janvier 2020.

Depuis 2017, les sacs plastiques jetables donnés gratuitement en caisse avaient déjà été interdits. Avant cette interdiction, 5 milliards de sacs plastique à usage unique étaient distribués en caisse des commerces chaque année en France. 

L'objectif c'est de protéger notre Méditerranée et les mers en général. Chaque année, 8 millions de tonnes de plastiques sont déversés dans les océans. Un vrai fléau pour la flore et la faune :

"Maintenant vous ne mangez plus d’huîtres sans vous-même vous contaminer par entre 10 et 100  particules de micro plastiques que l’huître aura ingéré. Le plastique dans l’océan devient un énorme problème dont on ne mesure pas l’intensité. Cela sensibilise sur le fait que la solution du plastique en mer est à terre", explique Vincent Laudet, ancien directeur du Laboratoire Arago de Banyuls-sur-Mer. 
 

Un coût supplémentaire pour les commerçants


Adieu, donc, vaisselle, pailles ou encore cotons-tiges en plastique non durable. Place au recyclable et au biodégradable. Si pour les citoyens la transition semble se faire sans trop de difficultés, du côté des professionnels de la restauration, plus difficile en revanche de bousculer leurs habitudes." Là c’est du bois parce que c’est moins cher. On a essayé l’amidon de maïs, c’est très cher, le bois c’est un bon rapport qualité prix mais ce n’est pas super pour la bouche, raconte Matthieu Sarrail, gérant de "Famigilia", halles Castellane. 

 

Bouteilles en verre, gobelets en cartons... Désormais les commerçants doivent s'équiper. Mais pour les pailles, c'est plus compliqué. Dans la seule restauration rapide, on en utilise 8,8 millions chaque jour. "Aujourd’hui les pailles en plastique sont très abordables au niveau du prix, on ne fait pas attention, les biodégradables sont plus chères", déplore, Mohamed Garrouge, gérant du Novelty café.

Les professionnels ont 6 mois pour écouler leurs stocks de produits plastiques.

En 2021, de nouveaux produits jetables devraient être interdits, c'est le cas des boîtes en polystyrène et des tiges pour ballon. 
 
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