• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Intoxication alimentaire en EHPAD : à Montpellier, des règles d’hygiène strictes qui n’empêchent pas les risques

Au foyer du Romarin, c'est l'heure du repas. / © N. Chatail / France 3 LR
Au foyer du Romarin, c'est l'heure du repas. / © N. Chatail / France 3 LR

Nos journalistes se sont rendus au foyer du Romarin, situé à Clapiers, au nord de Montpellier. Présents à l’heure du repas, ils ont constaté que malgré des règles d’hygiène strictes, le risque 0 n’existe pas en ce qui concerne les intoxications alimentaires.

Par Olivia Boisson


C’est l’heure du repas, au foyer des Romarins. En cuisine, les employés s’activent, en respectant des règles d’hygiène très strictes, comme nous l’explique Jenifer Delacourt, cuisinière.

On fait un échantillon en cas de contrôle, qui est conservé pendant 7 jours dans un réfrigérateur. Et ce, pour chaque aliment.

Des repas préparés sur place

Au foyer du Romarin, les repas sont préparés sur place afin de minimiser les risques liés à la chaîne du froid, principale menace en ce qui concerne l’intoxication alimentaire. L’établissement dispose donc d’une chambre froide où sont disposés les yaourts, les viandes, les fromages, le beurre… Mais également un congélateur.

Les fruits et légumes sont stockés dans une chambre froide située derrière la légumerie. Ce sont des produits sales donc on ne peut pas les stocker avec des produits qui vont être cuisinés.

Un protocole d’hygiène strict


L’établissement dispose également de contraintes à respecter en ce qui concerne l’hygiène. Tous les gestes quotidiens sont inscrits et identifiés sur un registre dans le cadre d’un protocole d’hygiène. De même pour les aliments, comme nous l’explique Jenifer Delacourt.

On marque chaque aliment sur une feuille, par qui il a été cuisiné, à quelle température il est sorti de la cuisine, et à quelle température il est entré à nouveau. Selon la température, plus ou moins de microbes vont se former.

Contrôlé fin janvier

Les services de l’Etat ont contrôlé l’établissement fin janvier. Aucun problème n’a été identifié et le précédent contrôle remontait à 2015.
De son côté, l’EHPAD fait réaliser chaque mois des contrôles alimentaires par un laboratoire privé. Ces efforts ne suppriment tout de même pas le risque, surtout quand l’établissement doit pallier à une absence d’employés en cuisine. Johanna Souil, la directrice de l’EHPAD s’exprime à ce sujet.

Quand on a un manque de personnel, les employés présents préparent les repas et certaines parties du protocole peuvent être sautées, comme des lavages de mains, des étiquetages, c’est ça la réalité du boulot.

L’EHPAD, géré par une association accueille 95 résidents. Des personnes fragiles, avec lesquelles, le risque 0 n’existe pas, l’admet la direction.
 
Florent Hertmann, Nicolas Chatail et Florence Paul-Paslier.

 

Sur le même sujet

Générac : le feu est éteint, 488 hectares brûlés

Les + Lus