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Journée mondiale contre le Sida : l'Occitanie, deuxième région la plus touchée

Un ruban a été déposé sur le globe de la place de la comédie, pour la journée mondiale de lutte contre le sida - 1er décembre 2017. / © Z. Soullami / France 3 Occitanie
Un ruban a été déposé sur le globe de la place de la comédie, pour la journée mondiale de lutte contre le sida - 1er décembre 2017. / © Z. Soullami / France 3 Occitanie

A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, des associations montpelliéraines se sont réunies à l'université Paul Valéry pour sensibiliser les jeunes à la maladie. L'objectif : lutter contre les préjugés encore tenaces.

Par Florence Morel

"De toutes manières, je ne suis pas concerné. Il n'y a que les jeunes, les toxicomanes et les homosexuels qui peuvent attraper le Sida…". Les clichés ont la vie dure. Pourtant, en 2016, ils étaient 6.000 nouveaux malades du Sida en France, dont 452 en Occitanie. C'est pourquoi plusieurs associations et organismes organisent une journée de sensibilisation à l'université Paul Valéry à Montpellier.



Avec 79 nouveaux cas par million d'habitants, l'Occitanie se place au deuxième rang des régions de France métropolitaines les plus touchées, après l'Ile-de-France et légèrement devant Paca.

Les cinquantenaires parmi les plus touchés

Certaines mamans me disaient qu'elles mettaient des préservatifs dans le sac de leurs enfants. Pourtant, elles n'ont jamais songé à en utiliser pour leur usage personnel

a constaté Carine Favier, médecin en maladies infectieuses et coordinatrice médicale à la coordination régionale de lutte contre le VIH (Corevih).

Parmi les nouvelles contaminations, les cinquantenaires sont les plus touchés. Ils représentent 20% des nouveaux cas recensés chaque année, contre 11% des moins de 25 ans et 1% seulement pour les toxicomanes - contre 25% dans les années 1990.

Il y a là plusieurs phénomènes, analyse la docteure. La majorité de des quinquagénaires sont hétérosexuels qui refont leur vie.


Les jeunes plus assez sensibilisés


Chez les jeunes de moins de 25 ans, c'est la communauté gay qui est la plus représentée. En moyenne, un jeune homosexuel a 200 fois plus de chances de contracter le virus que les autres.

"Les jeunes pensent qu'on peut guérir de la maladie. C'est faux. Certes, les effets secondaires se traitent mieux qu'avant, mais il ne faut pas perdre de vue combien le traitement est contraignant : à vie il faut prendre des médicaments quotidiennement, aucun manque n'est toléré", insiste Carine Favier.


Lors de cette journée, l'association étudiante Corpo lettres Epsylone tenait à être présente. "Les étudiants sont particulièrement touchés. Nous devons rappeler qu'un seul rapport suffit pour être contaminé", souligne Lorenzo Marais, secrétaire général.

Pour clôturer la journée sur une note plus festive, un concert caritatif aura lieu à partir de 20h à la salle Jean Moulin de l'université Paul Valéry.

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