L’ESMA de Montpellier reprise par une filiale du Chinois HNA

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Écrit par Fabrice Dubault avec objectif-lr.com et Anthony Rey

La filiale européenne du groupe chinois HNA absorbe l’école montpelliéraine. Cette reprise, validée par le tribunal de commerce de Montpellier, le 12 août, met fin à une procédure de 15 mois. La nouvelle société est baptisée ESMA-HNA.


Le tribunal de commerce de Montpellier a clôturé, par sa décision du 12 août 2013, la procédure de redressement judiciaire lancée en mai 2012 et frappant l’ESMA, l'École supérieure des métiers de l'aéronautique, à Montpellier, en acceptant l’offre de reprise déposée par le groupe chinois Hainan Group (HNA), selon nos confrères d'Objectif Languedoc-Roussillon.

C’est HNA Europe, la filiale européenne du groupe chinois (300 appareils, 80.000 salariés), qui réalise l’opération.

La nouvelle société, baptisée ESMA-HNA, est constituée en SAS et sera présidée par Olivier Georges, issu du milieu bancaire. La marque commerciale, elle, reste «ESMA».

«Nous avions déjà créé, en 2008, une filiale avec HNA, commente Patrick Mauduit, responsable du support clients et porte-parole de l’ESMA. Il s’agissait d’une école de formation là où le groupe a son siège, dans la province d’Hainan. HNA est aujourd’hui un groupe qui a la volonté d’investir en Europe (il a récemment pris, par ailleurs, une participation de 48 % au capital de la compagnie française Aigle Azur, NDLR). Et il a, bien sûr, des cadets à former. Nous accueillons 16 pilotes chinois dès cette semaine. HNA devrait nous envoyer une cinquantaine de personnes à former tous les ans, dans un premier temps.»


Cette opération va permettre à l’ESMA de poursuivre son développement à l’international, avec des contrats en cours au Maghreb et potentiellement en Lybie, pour la formation de pilotes, et des contacts avancés au Gabon, au Nigéria, et au Tchad pour l’ensemble des formations de l’école.

L’ESMA (20 appareils, 1 500 actes de formation) compte désormais 70 employés. 31 postes ont été supprimés lors de la procédure de redressement judiciaire, auxquels se sont ajoutés, fin 2012, les licenciements de 28 personnes ayant refusé une baisse de salaire (de 5 à 20 % selon les tranches).

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