Montpellier : 300 personnes ont manifesté pour dire “non” à l'offensive turque contre les Kurdes en Syrie

300 personnes ont manifesté vendredi 11 octobre à Montpellier pour demander l'arrêt de l'offensive turque contre les Kurdes / © O. Brachard. FTV
300 personnes ont manifesté vendredi 11 octobre à Montpellier pour demander l'arrêt de l'offensive turque contre les Kurdes / © O. Brachard. FTV

Alors que la Turquie poursuit son offensive contre les Kurdes en Syrie, un rassemblement de soutien avait lieu hier, vendredi 11 octobre à Montpellier.Plus de 300 personnes étaient présentes pour demander l'arrêt des combats. 
 

Par Josette Sanna

Dans un local situé à Montpellier, on suit la situation au Rojava en temps réel.
Militant dans le principal parti pro-kurde, Cevat a du quitter la Turquie en 2004. Retourner au pays signifierait la prison, pour lui. Aujourd'hui, il s'inquiète pour ses camarades.
"En tant que Kurde, si on n'accepte pas l'asssimilation on est considéré comme terroriste", soupire Cevat Gunes, Co-Président du Centre Démocratique Kurde de Montpellier.

C'est donc à distance qu'il continue la lutte.

Comme lui, ils étaient 300, venrdi 11 octobre, dans les rues de Montpellier à clamer leur soutien au peuple kurde et à dénoncer le régime du président Erdogan.

Après avoir payé le prix du sang dans la lutte contre Daesh, les Kurdes s'estiment trahis

"Après avoir payé le prix du sang dans la lutte contre Daesh, les Kurdes s'estiment trahis. La coalition internationale a bien utilisé les Kurdes pour aller au front. Aujourd'hui ils se font attaquer et ils sont seuls. Ils sont tahis par la coalition internationale. Pourquoi ce silence", interroge Nihal Denizhan du Mouvement des femmes kurdes de Montpellier.

Projet de société en péril

Du côté du collectif de solidarité avec le peuple kurde, un mouvement créé à Montpellier en avril dernier en réaction à l'emprisonnement de nombreux élus kurdes en Turquie, on s'inquiète de la mise en péril d'un vrai projet de société au Rojava.

"Ils sont porteurs d'un projet politique dans la région extrêmement émancipateur : écologiqte, scoialiste, féministe. Ce qui se joue c'est aussi de voir émerger un projet démocratique intercommunautaire", précise Delphine Petit du Collectif de solidarité avec le peuple kurde.

Ce qui se joue c'est aussi de voir émerger un projet démocratique intercommunautaire

Les manifestants ont réclamé des sanctions économiques et diplomatiques contre le gouvernement d'Ankara. Mais surtout, une solution politique durable pour le Kurdistan.

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