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A Montpellier, l'arrêt de la production de pompes à insuline inquiète les diabétiques : “Ca va être catastrophique”

Toutes les six semaines, Alexandra Rousseau, diabétique, se rend au service d'endocrinologie du CHU Lapeyronie, à Montpellier pour recharger sa pompe à insuline. / © France 3 LR
Toutes les six semaines, Alexandra Rousseau, diabétique, se rend au service d'endocrinologie du CHU Lapeyronie, à Montpellier pour recharger sa pompe à insuline. / © France 3 LR

Les patients diabétiques avec une pompe à insuline implantée se mobilisent, car Medtronic, l'unique fabriquant au monde de ce dispositif, a annoncé l'arrêt prochain de la production de cet appareil pourtant indispensable à 250 Français, dont 90 d'entre eux sont suivis au CHU de Montpellier. 

Par A.A. avec Jérôme Gaussen

"Sans la pompe, on va retourner à une vie qui n'en était pas une. On ne pouvait plus travailler, on ne pouvait plus vivre normalement, c'était ingérable", alerte Alexandra Rousseau, diabétique. Depuis 2014, une pompe à insuline est implantée dans son abdomen. Ce dispositif permet une absorption de l’insuline plus régulière que par injections et lui est indispensable pour vivre normalement.

Au total, 250 diabétiques sont implantés en France et 90 d'entre eux sont suivis au CHU Lapeyronie, à Montpellier. Ces patients sont très inquiets, car la société américaine Medtronic a annoncé la fin de la production de pompe à insuline en juin 2020, alors même qu'elle est la seule au monde à fabriquer cet appareil.

 

Un collectif créé par des patients

Toutes les six semaines, Alexandra Rousseau se rend au service d'endocrinologie du CHU Lapeyronie pour recharger sa pompe à insuline. Elle est suivie par le professeur Eric Renard, endocrinologue : "On ne peut pas, humainement, accepter qu'il n'y ait pas de solution pour ces patients à l'horizon de quelques années qui vont se retrouver à nouveau en proie à une vie infernale." Selon ce dernier, sur les 250 diabétiques français qui vivent normalement avec une pompe à insuline, seuls 28 d'entre eux pourraient revenir à un traitement classique, c'est-à-dire des injections par piqûres, plusieurs fois par jour. 
 

Plusieurs patients, dont Alexandra Rousseau, ont décidé de créer le "Collectif des patients diabétiques implantés" pour le maintien de la production de ces pompes à insuline. "Il n'y a que ce traitement, à court terme ça va être catastrophique, c'est comme si on allumait un bûcher et qu'on le regardait flamber, c'est la mort", souligne Sabine Guérin, patiente diabétique implantée. Le collectif a mis en ligne une pétition qui a déjà recueilli 2 000 signatures. 
 

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