Montpellier : avec l'arrivée de la famille Nicollin, le Montpellier Castelnau Volley devient le MHSC Volley

Le Montpellier Castelnau Volley change de braquet et de nom : il devient le MHSC Volley. Une transformation opérée avec l'arrivée du groupe Nicollin comme actionnaire majoritaire du club. Objectif : consolider le travail accompli ces dernières années et poser les bases d'un club omnisport.

C'est désormais officiel : la section professionnelle du Montpellier Castelnau Volley Université Club, anciennement MUC, est rebaptisée "MHSC Volley" depuis ce mercredi. Ce changement de nom marque un changement de statut juridique. Le club évolue en une société anonyme sportive professionnelle (SASP). Le groupe Nicollin en devient l'actionnaire majoritaire, à hauteur de 87%.

Mutualisation et synergie

"Pour nous, ça va changer beaucoup de choses. Sous notre statut juridique précédent, on avait atteint une certaine limite. Pour faire briller Montpellier sur le plan national et international, on avait besoin d’une structure qui nous permette d’avoir plus de moyens", explique Jean-Charles Caylar, président du MHSC Volley

Je crois beaucoup en la mutualisation des moyens et dans la synergie. Ce sont deux clubs de haut niveau qui performent. Je pense que ça va être une aventure gagnant-gagnant pour le foot et le volley. Et surtout, ça peut contribuer à donner un nouvel élan au volley français ! On ouvre une porte, on espère que les autres vont s’engouffrer et nous suivre.

Jean-Charles Caylar, président du MHSC Volley.

Déjà sponsor depuis de nombreuses saisons, la famille Nicollin est un soutien historique du club de volley. Celui-ci prévoit un budget de 1,8 million d'euros pour la saison 2021-2022. Le groupe Nicollin devient actionnaire majoritaire à hauteur de 87%, mais pour autant, c’est bien l’association qui gérera le fonctionnement du club, du centre de formation à l’équipe professionnelle.

Le MHSC incarne la réussite dans tout ce qu’il entreprend. C'est ce qui me plaît en tant qu’homme et entraîneur. La qualité de l’organisation et la performance, au MHSC foot, chez les filles comme chez les garçons, n’est plus à présenter.

Olivier Lecat, entraîneur du MHSC Volley

Première étape vers un club omnisport

Ce passage de témoins marque un premier pas vers la réalisation d'un rêve de longue date de Louis Nicollin, ancien PDG du groupe éponyme : la création d'un club omnisports. "Ca n'aurait pas pu se faire avec n'importe qui", précise Olivier Nicollin lors de la conférence de presse. "C'est devenu possible car c'est un très beau club, aussi bien sportivement qu'administrativement.".

Pour Jean-Charles Caylar, il s'agit d'un "incroyable alignement des planètes" avec le sacre de l'équipe française de volley aux Jeux Olympiques de Tokyo, face à la Russie. "Ce titre, on l’attendait depuis longtemps, et en plus avec des Montpelliérains dans l’équipe !", se réjouit-il, en référence à Nicolas Le Goff.
"C’est un joli hasard", abonde Olivier Nicollin. "Peut-être que mon père, de là-haut, qui voulait depuis longtemps avoir un club omnisport, a aidé sur quelques passes en finale contre les Russes, pour que ça se passe comme ça...", sourit-il.

Autre enjeu de taille : les droits de télévision. "Le volley manque de médiatisation, alors que c’est l'un des sports collectifs les plus pratiqués au monde !", déplore Jean-Charles Caylar. Maintenant que le public est de retour dans les salles, le président du club rêve désormais d'un titre de champion de France, voire même de coupe d'Europe...

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