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A Montpellier, un centre de loisirs pour enfants handicapés et enfants valides

Le centre de loisirs " les enfants d'Hélène " est le seul à Montpellier à accueillir les enfants valides et les enfants en situation de handicap - mai 2019 / © France 3 LR - S.Taponier
Le centre de loisirs " les enfants d'Hélène " est le seul à Montpellier à accueillir les enfants valides et les enfants en situation de handicap - mai 2019 / © France 3 LR - S.Taponier

Pendant la période de vacances scolaires et tous les mercredis de l’année, le centre de loisirs « les enfants d’Hélène » accueille les enfants valides et ceux en situation de handicap. Une mixité bénéfique pour tous. Reportage.

Par JM avec Carine Alazet

Jeudi matin, Fabienne dit au revoir à Noé, son fils autiste, âgé de 15 ans. Elle vient de le déposer au centre de loisirs « les enfants d’Hélène ». Un endroit que le jeune homme fréquente tous les mercredis et à toutes les vacances scolaires depuis qu’il a 7 ans :

"J'ai trouvé une petite annonce à l'hôpital Peyre Plantade où Noé a été suivi en hôpital de jour et j'ai vu qu'ils proposaient un accueil pour les enfants en situation de handicap et sans handicap, c'était la mixité qui était intéressante, nous dit sa maman "


Une possibilité d'inclusion pour les enfants handicapés


Noé n’est pas scolarisé, il va en IME ( institut médico-éducatif ), ce centre de loisirs c’est la seule possibilité pour lui de se retrouver avec des enfants de son âge qui ne sont pas handicapés.

Il va en institut médico-éducatif donc toute la semaine il est avec des enfants qui sont en situation de handicap comme lui et sinon il est à la maison et ici il est avec des enfants ordinaires et ça lui profite vraiment beaucoup nous explique sa maman.

Apprendre la tolérance

D’autres parents d’enfants ont été séduits par ce côté inclusion. C’est le cas de Barbara Crimi, ce matin-là, elle dépose son fils Arturo âgé de 7 ans. Lui n’est pas handicapé, mais sa maman a été séduite. Pour elle, ce mélange de différences enrichit tous les enfants :

Ca développe une tolérance, une connaissance aussi de la différence, des soucis que d'autres enfants peuvent avoir.

D’autres comme Ismaël, autiste lui aussi peut venir au centre de loisirs avec son frère : 

J'ai des copains, y' a mon frère Madyan, Samuel, Arturo. On va voir un spectacle au Domaine d'Ô et au cinéma voir un film aussi.
 

Faire bouger les choses 


"Les enfants d'Hélène" est le seul centre de loisirs de l'Hérault à proposer cette mixité. Avec des animateurs formés pour l'encadrer, en fonction des besoins des enfants. Le centre est géré par une association de parents.

Tout le monde est d'accord aujourd'hui pour dire que ce qui fait avancer les choses, c'est l'inclusion, la mixité. Sauf qu'en fait on s'aperçoit que dans le domaine de l'éducation nationale comme dans le domaine des centres de loisirs, la société n'est pas encore prête. Donc c'est notre rôle aujourd'hui de faire bouger les choses, nous dit Nicolas Faure, le Président de l'association "les enfants d'Hélène".
 

Pour eux, comme pour les plus grands, les questions sur les différences et le handicap ne se posent pas longtemps : 
 

Ils sont très bienveillants avec les enfants en situation de handicap. D'eux-mêmes, ils les accompagnent dans les activités, ils vont les chercher, ils les stimulent. Et quan on accueille un nouvel enfant en situation de handicap, ils vont tout de suite nous poser des questions : est-ce que cet enfant parle? Est-ce qu'il aime bien qu'on lui donne la main ? Ils ont envie de savoir pour l'accueillir de la meilleure des manières raconte Estelle Bresson, la directrice du centre de loisirs "les enfants d'Hélène"

 

Pérenniser le financement


Seule difficulté aujourd'hui : pérenniser le financement. La moitié du budget dépend des dons et des subventions.
Les enfants d'Hélène est un centre de loisirs associatif, financé à 45% par les aides de la CAF et l'adhésion des parents et à 65% par des subventions publiques, du mécénat, des dons. Chaque année l'association de parents passent le plus clair de son temps à chercher les financements pour l'année suivante. 

Les parents aimeraient arriver à boucler leur budget sur 2 ou 3 ans. Une cagnotte en ligne a même été ouverte.

Le reportage de Carine Alazet et Stéphane Taponier 
 

 

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