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Montpellier : une étudiante voilée dit avoir été discriminée en postulant chez Etam, la responsable du magasin suspendue

Une jeune femme voilée estime avoir été discriminée à l'embauche chez Etam à Montpellier / © F. Jobard
Une jeune femme voilée estime avoir été discriminée à l'embauche chez Etam à Montpellier / © F. Jobard

La jeune femme portant le Hijab (un voile couvrant la tête et le cou), qui souhaitait déposer sa candidature dans le magasin de vêtements, affirme avoir été discriminée par une responsable. Elle va porter plainte.

Par Josette Sanna

L'histoire nous est rapportée par nos confrères du Parisien. Une étudiante portant le hijab (un voile couvrant la tête et le cou), à la recherche d’un emploi, explique avoir été victime de discrimination à l’embauche dans un magasin d’Etam à Montpellier (Hérault). Elle souhaite d’ailleurs porter plainte.

Elle a été contactée par le CCIF ( collectif contre l'islamophobie en France), qui a ouvert un dossier la concernant.

La jeune femme, qui a publié son témoignage lundi sur Twitter et Instagram, explique s’être rendue dans le magasin de prêt-à-porter afin d’y déposer son CV et sa lettre de motivation auprès de la responsable du magasin.

« Et là, elle me regarde et me dit : “J’espère que c’est une blague, vous n’êtes pas sérieuse ? Vous êtes voilée et vous me demandez un travail, alors que c’était la journée de la femme il y a même pas deux jours !” », raconte la jeune femme

« Elle m’a dit : “Déjà, vous ne vous présentez pas comme ça dans mon magasin pour demander une embauche. Vous devez enlever votre voile avant de rentrer. Je suis désolée, mais je n’accepte pas les voilées.” », poursuit-elle dans sa vidéo.
 

Appel au boycott sur les réseaux sociaux

Le témoignage, qui a largement été partagé sur les réseaux sociaux, a suscité la réaction du groupe Etam mardi. « Je viens de prendre connaissance de ce qui s’est passé dans notre magasin », assure Cédric Taravella, directeur général de l’enseigne.

« Sachez que chez Etam, nous comprenons votre émotion et sommes désolés de ce qui s’est passé. C’est effectivement contraire à nos valeurs. »


En réaction, de nombreux internautes ont appelé au boycott de la marque, en utilisant le hashtag #BoycottEtam.

La responsable de la boutique mise à pied

Contactée par nos confrères du Parisien, la marque de lingerie a finalement réagi officiellement.

« Etam a pris la décision de mettre à pied à titre conservatoire la responsable du magasin de Montpellier et décidera des mesures appropriées à la lumière de l’enquête interne en cours »  a expliqué la société française.

« En matière de recrutement, Etam a toujours respecté une stricte politique de non-discrimination à l’embauche et ce, conformément au Droit du Travail en vigueur.

Le groupe effectue 5 000 recrutements par an en France. Etam a décidé de renouveler la sensibilisation de leurs équipes, par une formation de leurs responsables de magasins, à la question du recrutement tel qu’il doit se dérouler chez Etam » ajoute la marque.

« Enfin, dans son règlement intérieur, conformément à la loi El Khomri de 2016, Etam adopte un principe de totale neutralité politique, philosophique et religieuse » conclut Etam.

Entretien d'embauche

Quant à la jeune femme qui s'estime discriminée, elle indique avoir été contactée hier par la directrice commerciale d'Etam qui s'est excusée et lui a proposé un entretien d'embauche afin d'évaluer ses compétences.
 



 

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