Montpellier : nouvelle grève vendredi dans la crèche de leurs enfants, "on fait comment pour trouver des solutions de garde ?"

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Ce vendredi, la crèche Françoise Dolto de Montpellier sera en grève. Un énième épisode d'une bataille pour réclamer plus de moyens. Les parents soutiennent les revendications mais sont las de trouver des solutions de garde de secours.

A Montpellier, un groupe de parents vient de lancer une pétition à destination du maire. La crèche de leurs enfants, dans le quartier Croix d'Argent, est régulièrement en grève. La dernière en date étant celle du 14 janvier.

Un obstacle à leur vie professionnelle selon l'initiatrice de la pétition, Camille Lebreton, qui a son fils à la crèche : « En trois mois, la crèche a dû fermer trois fois. Le mouvement est légitime, on le comprend, mais ça nous embête au travail : on fait comment pour trouver des solutions de garde ? »

La crèche dispose de 48 places et une quarantaine de parents a signé la pétition. Le problème de trouver un plan B de garde concerne donc la majorité d'entre-eux.

Un manque de personnel revendiqué

Le personnel de la crèche Françoise Dolto revendique davantage de moyens pour exercer convenablement leur profession. Dans le courrier adressé au maire, les parents s'insurgent aussi en ce sens : « Comment se fait-il qu'une auxiliaire puéricultrice partie en congé maternité ne soit pas remplacée ? »

Camille Lebreton le constate : « Quand on vient déposer les enfants ou les chercher, on sent qu'il manque du monde. On soutient les auxiliaires car si les effectifs ne sont pas suffisants, on se dit que nos enfants n'ont pas tout ce qu'il faut pour être en sécurité. »

Ils appellent ainsi au renfort des moyens humains pour assurer l'encadrement de leurs enfants.

Nous demandons que les effectifs minimum légaux soient respectés.

Pétition signée par les parents

L'accueil des enfants en cours d'assouplissement

Les normes d'accueil des enfants sont, pour l'heure, un encadrant pour 5 enfants qui ne marchent pas et un encadrant pour 8 enfants qui marchent. 

Ces effectifs actuels menacent d'être changés par la réforme d'accueil de la petite enfance que prévoit la loi ASAP. Une loi, qui sera certainement au cœur des revendications de la crèche ce vendredi.