Montpellier : un homme de 30 ans interpellé par la police pour trafic de médicaments

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Écrit par Isabelle Bris

Un trentenaire montpelliérain a été confondu par la sécurité sociale pour avoir participé à un trafic de médicaments. Il s'était fait délivrer, à l'aide de sa carte vitale, des médicaments anti-cancéreux très coûteux, avec de fausses ordonnances.

Confondu par sa carte vitale ! Un Montpelliérain âgé de 30 ans a été interpellé et placé en garde à vue, mardi 22 février, pour trafic de médicaments.

Cet homme s'était rendu dans deux pharmacies de Montpellier avec des fausses ordonnances pour se faire délivrer deux boîtes d'Imbruvica, un médicament contre le cancer très cher. Un préjudice de près de 11 000 euros pour la sécurité sociale.

C'est la CPAM de l'Hérault qui nous a alerté. Cet homme n'étant pas soigné pour un cancer, il était donc suspect qu'il se procure de tels médicaments.

Christelle Cabot,

cellule communication de la police nationale Hérault.

Amené mardi matin au commissariat de Montpellier, le trentenaire a d'abord nié les faits, en prétextant qu'on lui avait volé sa carte vitale. La police ayant trouvé ladite carte dans son portefeuille, l'homme a fini par avouer.

Selon son récit, il dit avoir été contacté par un inconnu sur un réseau social qui lui a proposé de gagner 200 euros facilement. Ayant reçu de fausses prescriptions, le suspect s'est rendu dans deux pharmacies différentes pour récupérer les médicaments demandés. Ensuite, il a retrouvé son complice à la gare Saint-Roch, échangeant les médicaments estimés à 10 850 euros contre la somme 200 €.

Mais l'usage de sa propre carte vitale l'a trahi. Il devra expliquer son arnaque à l’assurance maladie devant la justice, le 27 juin prochain.

Plusieurs plaintes de la CPAM 34

Cette affaire est loin d'être un cas isolé car ces derniers mois, la CPAM de l'Hérault a déposé plusieurs plaintes pour des faits similaires.

Un vaste trafic de médicaments sévit sur tout le territoire. Le "butin" est envoyé vers les pays du Maghreb. 

Voilà deux ans que l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) lutte contre ce réseau très structuré. 

Le préjudice global pour notre système de santé se monterait à des centaines de milliers d’euros.