Le plan épidémique pédiatrique activé au CHU de Montpellier

Illustration/Epidémie de bronchiolite en Pays de la Loire / © F3 LR
Illustration/Epidémie de bronchiolite en Pays de la Loire / © F3 LR

L'épidémie de gastro ne faiblit pas et de plus, c'est le 2e pic de bronchiolite de l'hiver. Résultat, beaucoup d'enfants sont hospitalisés. Alors pour faire face à l'afflux, le CHU de Montpellier a mis en place un plan d'urgence pédiatrique. Comment fonctionne t-il ?

Par Fabrice Dubault

A 18 mois, Lounis est atteint d'une fragilité au niveau des bronches. Une bronchiolite l'a conduit dans ce service de cardio-pneumo pédiatrie, du CHU de Montpellier.

Lounis, ou Adam, occupent 2 des 9 lits du service dédiés au plan de lutte contre les épidémies hivernales.

Montpellier - le plan épidémique activé en pédiatrie au CHU - janvier 2017. / © F3 LR
Montpellier - le plan épidémique activé en pédiatrie au CHU - janvier 2017. / © F3 LR

D'octobre à avril, les effectifs et la surveillance augmentent en pédiatrie pour faire face à la bronchiolite, la gastro-entérite, ou encore la grippe. Les services se coordonnent entre eux pour accueillir les enfants en fonction des places disponibles.

Le docteur Eric Jeziorski partage ainsi son temps entre les hôpitaux Lapeyronie et Arnaud de Villeneuve, afin de coordonner la prise en charge de ses différents patients. Un système qui a fait ses preuves.

Depuis sa mise en place, il y a 3 ans, le plan épidémique permet de soigner 7 à 800 enfants chaque hiver.

Montpellier : le plan épidémique pédiatrique activé au CHU
L'épidémie de gastro ne faiblit pas. C'est le 2e pic de bronchiolite de l'hiver. Résultat, beaucoup d'enfants sont hospitalisés. Alors pour faire face à l'afflux, le CHU de Montpellier a mis en place un plan d'urgence pédiatrique. Comment fonctionne t-il ? - F3 LR - Reportage : V.Luxey et F.Detranchant

 

Le plan épidémique pédiatrique, bilan et chiffres...

11 lits supplémentaires
Afin de répondre aux besoins, le CHU de Montpellier s’est organisé en mettant en place un «plan épidémie». Il consiste à augmenter temporairement la capacité d’accueil avec la création de 7 lits d’enfants présentant des pathologies standards et la création de 4 lits de soins continus d’enfants présentant une détresse vitale.

La création d’une cellule d’orientation et une maladies contagieuses
Cette cellule centralise dès l’admission de l’enfant non seulement les informations le concernant, mais également le nombre de places disponibles et les délais d’attente, permettant ainsi de diminuer le nombre d’interlocuteurs, fluidifier les transferts et optimiser les capacités d’accueil.

De plus, une partie de l’hôpital a été isolée afin d’accueillir tous les enfants porteurs de maladies contagieuses ce qui permet d’optimiser les protocoles de protection de transmission d’agents infectieux. Les patients fragiles sont ainsi géographiquement éloignés de ces patients contagieux.

Un renfort des soignants sur 6 mois
Ce plan mobilise des ressources soignantes et médicales supplémentaires. Il est limité dans le temps, il dure 6 mois, du 15 novembre au 15 avril, période habituelle des pics épidémiques. Il s’agit d’adapter les ressources du CHU de Montpellier pour répondre au mieux aux besoins de la population.

Bilan du 1er plan épidémique de 2015-2016
Au cours de cette période de 6 mois, plus de 3.000 petits patients, toutes pathologies confondues, ont été admis. Ce plan a permis de diminuer le nombre de transferts de patients  à l’extérieur du CHU du fait de l’impossibilité d’accueil et a également augmenté la sécurité de prise en charge des enfants. Enfin, les études médico-économiques ont mis en évidence un effet bénéfique de ce plan montrant qu’il est possible d’améliorer les soins et leur qualité, tout en gardant un équilibre financier.

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