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A quoi la plage de demain doit-elle ressembler ? La préfecture de l'Hérault consulte la population

La plage de Carnon, commune de Mauguio dans l'Hérault - 7/05/2019 / © F3 LR JM Escafre
La plage de Carnon, commune de Mauguio dans l'Hérault - 7/05/2019 / © F3 LR JM Escafre

La préfecture de l'Hérault a lancé une grande consultation sur internet pour demander aux habitants à quoi devrait ressembler le littoral dans quelques années. Plus ou moins d'aménagements? Lesquels? Un enjeu de gestion essentiel pour un département qui dispose de 90 kilomètres de côtes.

Par Carine Alazet

Sur la plage, l'heure est déjà au bronzage. Et chacun a une idée sur comment améliorer son confort.
 

Ce qui serait pas mal, c'est qu'il y ait des promenades à côté, pour le footing ou le vélo.
Plus de douches.
Des palmiers pour avoir de l'ombre.


Pour prendre en compte l'avis de la population, la préfecture de l'Hérault a lancé une consultation sur internet "Ma plage demain sera...?". 

Le public peut s'exprimer, dire s'il préfère des plages naturelles ou plus urbanisées, quels services il souhaiterait, combien de temps il est acceptable de marcher pour accéder une plage...

Avec cette consultation, l'Etat souhaite afiner sa politique de gestion du littoral. Et associer les habitants à l'élaboration des futures règles de gestion et de préservation des plages héraultaises.

On l'oublie parfois mais les plages appartiennent à l'Etat.

Comme le précise la préfecture de l'Hérault, au quotidien, l'État délègue les plages sous forme de concessions sur une durée limitée aux collectivités littorales.
 

Ce sont donc les communes, agglomérations ou métropoles qui sont gestionnaires des plages pendant ces concessions.


Les paillotes en question


Les questions incluent le sujet sensible des paillottes : y en a-t-il trop? doivent-elles rendre d'autres services?

La démarche est plutôt bien accueillie par les professionnels, comme Lucas, responsable d'une paillote à la Grande-Motte qui voit là les bases d'une cohabitation en bonne intelligence.
 

ça permet à tout le monde d'avoir un retour sur le ressenti des gens, qui ne sont pas tous forcément des clients des paillotes.


Proposer des aménagements n'est pas sans conséqences pour le milieu naturel. 

A Carnon, par exemple, des épis en pierre ont été installés dans les années 80 pour protéger la plage et les habitations.

Mais au fil du temps, ces épis ont intensifié le phénomène d'érosion, comme l'explique Hugues Heurtefeux, géographe.
 

Quand le courant sort de ce système d'épis, il vient ponctionner du sable directement à la sortie des épis.


Ici la plage perd deux mètres par an, aucune paillote ne peut plus s'y installer depuis 2015.


Trouver un équilibre entre l'homme et la nature


Favoriser l'aménagement de l'homme, tout en préservant le littoral, c'est tout l'enjeu de la consultation "Ma plage, demain?"

Un enjeu essentiel pour le département : l’Hérault possède 90 kilomètres de côtes, avec du sable, des réserves naturelles, des étangs.

Villes, ports et stations balnéaires s'y côtoient et l'équilibre entre préservation de l'environnement et activités économiques, habitants et touristes est parfois difficile à trouver.

La consultation "Ma plage, demain...?" est ouverte au public jusqu'au 16 mai. 

Les propositions retenues devraient être présentées en juin 2019.
 

Dans les prochaines semaines, d'autres consultations devraient être organisées, avec les acteurs économiques et les associations de riverains ou de protection de la nature.
 

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