Récolte catastrophique : le négociant en vin Raphaël Michel en procédure de sauvegarde

La faible récolte a augmenté le coût d'approvisionnement pour tous les négociants. / © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
La faible récolte a augmenté le coût d'approvisionnement pour tous les négociants. / © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Victime d'une récolte catastrophique (-18 % au niveau national et plus encore en Languedoc-Roussillon, plus de 30%), Raphaël Michel, 1er négociant assembleur de vin en vrac en France, a demandé la protection du tribunal de commerce de Montpellier qui a ouvert, mardi une procédure de sauvegarde. 

Par Olivier Le Creurer

Raphaël Michel est un négociant assembleur. Il est un intermédiaire entre les coopératives de la vallée du Rhône et du Languedoc principalement et la grande distribution. le groupe travaille avec plus de 4000 fournisseurs et livre chaque année 400.000 hectolitres de vin en vrac.

400.000 hectolitres de vin en vrac


Victime d'une récolte de vin catastrophique (-18 % au niveau national et plus encore en Languedoc-Roussillon, près de 30%), le groupe dirigé par Guillaume Ryckwaert a demandé la protection du tribunal de commerce de Montpellier qui a ouvert, mardi une procédure de sauvegarde, indique Le Figaro. La faible récolte a augmenté le coût d'approvisionnement pour tous les négociants.  

 

Cette procédure de sauvegarde gèle la dette de la société

"Cette procédure de sauvegarde gèle la dette de la société et va lui permettre d'avoir les mains libres pour mobiliser plus d'argent afin de garantir les volumes demandés par les clients distributeurs", indique Guilhem Bremond, l'avocat de la société.

Le groupe Raphaël Michel est propriétaire depuis 2016, via sa filiale Dolia,  la cave coopérative de Saint-André-de-Roquepertuis, près de Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard et d'une exploitation de 40 hectares à Limoux. 

L'entreprise est sous le coup d'une autre action judiciaire. Le 29 juin,  elle a été mise en examen pour fraude et escroquerie.  Entre octobre 2013 et mars 2017, elle aurait vendu, sous l’appellation côtes-du-rhône, des centaines de milliers d’hl de vins qui n’en étaient pas. Les deux dossiers ne sont pas liés, et la direction conteste les faits qui lui sont reprochés.


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