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Son père, son bras droit et une maîtresse : ce qui lie Montpellier et Napoléon Bonaparte

Buste de Napoléon au musée militaire de Buçaco, au Portugal. / © Carlos Garcia / MaxPPP
Buste de Napoléon au musée militaire de Buçaco, au Portugal. / © Carlos Garcia / MaxPPP

La ville de Montpellier a obtenu il y a peu le label ville impériale : de nombreux proches de Napoléon étaient originaires de Montpellier, que ce soit dans son cercle intime ou celui du pouvoir. Son père Charles y est également décédé alors qu'il était venu prendre les eaux pour se soigner.
 

Par Richard Duclos avec Caroline Ferrer

Napoléon Bonaparte n’a jamais vécu à Montpellier, ne s’y est même jamais rendu. Et pourtant la ville a été labellisée cité impériale au printemps. Car un autre Bonaparte a séjourné ici, et y est même mort : Charles, le père de l’empereur. Souffrant de graves maux d’estomac, il décide en 1784 de se rendre à Montpellier, réputée pour la médecine depuis le Moyen-Âge.

Avec son fils Joseph, Charles Bonaparte s’installe dans l’actuelle rue du Cheval-Vert. "Il avait des amis ici, qui le voyaient régulièrement et à qui il avait annoncé en parlant de ses enfants que Napoléon irait loin, mais qu’il ne le verrait pas", raconte Gérald Mongin, de la Fondation Bonaparte. Mort le 24 février 1785 (à 38 ans), Charles Bonaparte est d’abord inhumé dans le caveau des cordeliers, au couvent de l’Observance. Depuis, celui-ci a connu bien des transformations : temple protestant, imprimerie, garage, cinéma, jusqu’à être aujourd’hui une boîte de nuit. "Ça fait très longtemps que les gens dansent sur la tombe du père de Napoléon", sourit Stéphane Al Mallak, le dirigeant du Rockstore. Une tombe vide cependant, puisqu’en 1803, Louis, jeune frère de Napoléon, transfère en cachette ses cendres dans la chapelle du château de Saint-Leu, dans le Val-d’Oise. Elles y resteront jusqu’en 1951, année où elles seront finalement déposées à Ajaccio, aux côtés de Maria Letizia Bonaparte.

Un autre proche de Napoléon est lui né à Montpellier : Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, bras droit de l'empereur. Le rédacteur du Code civil, fils d'un maire de Montpellier, a longtemps été écarté de la grande histoire du fait de son homosexualité. Aujourd’hui le maire de la ville Philippe Saurel tient à lui rendre hommage en donnant son nom à un quartier de la ville :
 

Il tenait l’Empire, il tenait l’Etat lorsque Napoléon était pris dans les grandes campagnes du pays, salue l’élu. Il assurait la gouvernance et il l’a fait avec relativement peu de vagues mais avec beaucoup d’efficacité. C’est lui qui était en relation avec Joséphine de Beauharnais [la première épouse de Napoléon], qui était difficile à contrôler dans l’action quotidienne.


Une maîtresse montpelliéraine ?


Napoléon est resté marié à ladite Joséphine de 1809 à 1810, avant d’être marié à Marie-Louise d’Autriche de 1810 à sa mort. Mais l’empereur a aussi eux de nombreuses maîtresses, parmi lesquelles figurerait une Montpelliéraine, Albine de Montholon, lors de son exil sur l’île de Sainte-Hélène : "On dit qu’elle a été aussi la maîtresse de l’empereur, est-ce vrai ? rapporte Gérald Mongin. C’est probable disons, ils s’enfermaient ensemble dans la salle de bain, et parce que Napoléon faisait des dictées à Albine, les mauvaises langues du coin disaient qu’elle servait d’encrier à la plume de l’empereur." Vraie liaison ou rumeur, toujours est-il que Napoléon renvoie Albine en France lorsqu’il apprend sa liaison avec un autre homme, le lieutenant-colonel Jackson, en juillet 1819.

Après ce renvoi, l’empereur en exil se retrouve davantage isolé, jusqu’à sa mort le 5 mai 1821.
 
Son père, son bras droit et une maîtresse : ce qui lie Montpellier et Napoléon Bonaparte
Avec : Gérald Mongin, fondation Napoléon ; Stéphane Al Mallak, dirigeant du Rockstore ; Philippe Saurel, maire de Montpellier - France 3 Corse - Reportage : Caroline Ferrer et Juliette Mörch


 

L’Office de tourisme propose une visite théâtralisée saisonnière "Montpellier et Napoléon", pour découvrir saynètes, anecdotes et Histoire. La prochaine visite aura lieu le 4 septembre 2019 à 17h.
 

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